Wawrinka : « L’affaire Sinner a été traitée d’une manière qui, à mon avis, a fait du mal au tennis. C’est à celui qui aura le meilleur avocat qui pourra s’en sortir le mieux possible »

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« Je ne crois plus en un sport propre », avait lâché Stanislas Wawrinka après l’an­nonce la suspen­sion de Jannik Sinner suite à un accord avec l’Agence mondiale anti­do­page (AMA).

Lors de sa grande inter­view accordée à Eurosport, le triple lauréat en Grand Chelem a une nouvelle fois critiqué la gestion de l’af­faire Sinner.

« Ce que je trouve regret­table dans cette affaire ? La façon dont c’est géré, la façon dont c’est commu­niqué, la façon dont on n’est pas mis au courant dès le début. On l’a aussi vu avec le cas Swiatek, qui a été suspendue tout d’un coup trois semaines sans que personne soit au courant. Ça enlève énor­mé­ment de crédi­bi­lité. Nous l’avons vu dans plusieurs cas ces dernières années. Certains ont été suspendus pendant deux ans parce qu’ils avaient oublié de commu­ni­quer leur adresse. Cette affaire a été traitée d’une manière qui, à mon avis, fait du mal au tennis car, en fin de compte, on se demande quelle bataille on essaie de gagner. On se demande si l’on recherche vrai­ment les joueurs dont le test est positif ou est‐ce que à la fin, c’est à celui qui aura le meilleur avocat qui pourra s’en sortir le mieux possible. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.