Wawrinka sur sa grosse dispute avec Federer : « Heureusement qu’à l’époque, il n’y avait pas de caméras dans les couloirs et les vestiaires »

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Novembre 2014, quelques jours avant que la Suisse remporte la Coupe Davis en battant la France à Lille, Roger Federer et Stanislas Wawrinka s’op­posent dans une demi‐finale houleuse, lors du Masters à Londres. Ce fameux match où Mirka Federer a traité le Lausannois de pleur­ni­chard (« cry baby ») après que ce dernier lui ait reproché de parler juste avant le service de son mari. Federer s’en était fina­le­ment sorti en sauvant quatre balles de match, lais­sant un Stan sonné et surtout très énervé. 

A Bercy la semaine dernière, Wawrinka est revenu pour RMC sur cette grosse dispute qui s’est pour­suivie dans les vestiaires avec celui qu’il consi­dère comme un « grand frère ».

« On aurait pu faire quelques films ensemble (rires). C’est sûr que ça a été très très tendu juste après la demi‐finale du Masters. Très très chaud, très très compliqué, des deux côtés. Heureusement qu’à l’époque, il n’y avait pas de caméras dans les couloirs et dans les vestiaires. Mais encore une fois, à un moment donné, quand on se prend la tête sur le coup de l’émo­tion, pour des choses qui n’ar­rivent pas forcé­ment par notre faute, il faut savoir prendre de la distance. Ne pas oublier tout ce qu’on a vécu ensemble, laisser la nuit et le jour d’après passer, ne pas se voir et ensuite en discuter, tout simple­ment. Il ne fallait pas oublier qu’on avait une Coupe Davis à gagner. Je n’al­lais pas laisser une petite dispute, devenue grande à cause des émotions, perturber cette victoire », a confié Stan The Man.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.