Dans sa dernière chronique pour L’Equipe, Mats Wilander encense le Rafael Nadal 2 ou 3.0, dont le jeu s’avère beaucoup plus divertissant que par le passé, selon le consultant suédois. Ce dernier explique pourquoi il n’a jamais autant pris de plaisir qu’en ce moment à voir évoluer le Majorquin.
« Plus je vieillis, plus j’éprouve de plaisir à le voir jouer. On voit qu’il fait davantage confiance en ses variations que lorsqu’il avait 22 ou 23 ans. Je trouve son tennis plus amusant que celui de Roger ou de Novak. Avec Roger, tout paraît facile. C’est simple et esthétique. Rafa, c’est différent : son naturel surgit au moment où le tamis frappe la balle. Bien sûr, le début et la fin de geste ne sont pas aussi fluides que chez Roger. Mais le contact avec la balle est si pur, son toucher de balle est si extraordinaire que j’en suis époustouflé. J’ai toujours adoré son intensité et son implication émotionnelle. Mais, avant, il y avait un aspect répétitif dans son jeu. On savait exactement comment il allait gagner le point. Et on savait qu’il gagnerait 6–2, 6–2, 6–2. Maintenant, il crée de l’incertitude : que va‐t‐il faire sur le coup suivant ? C’est comme regarder Federer quand il était à son top. Je n’ai plus envie de commenter ses matchs. J’ai juste envie de le regarder jouer. »
Publié le jeudi 9 juin 2022 à 09:44



