La dépression dans le tennis est un sujet tabou. Pourtant, les exemples ne manquent pas. Tout le monde se souvient encore des larmes de Yannick Noah ou encore de la disparition de Guillermo Coria.
À force de tout donner pour un objectif, de ne pas y parvenir mais de continuer à se battre pour enfin réaliser son rêve, le risque est de connaître un moment de lassitude, un espèce de « blues » du tennis.
C’est exactement ce que vit actuellement Dominic Thiem. D’ailleurs, pour Mats Wilander, ce sentiment de déprime est facile à déceler, c’est d’ailleurs ce qu’il disait au journal L’Équipe en 2018 : « Pour un joueur de tennis, l’indicateur ultime de dépression est lorsque vous êtes sur le court et que vous ne ressentez plus l’envie viscérale de gagner. Lorsque le résultat n’a plus vraiment d’importance, c’est une alerte. C’est comme une mort sportive. »
Les paroles du Suédois sont d’autant plus réalistes et justes qu’il a avoué avoir connu ce vide après avoir réalisé la plus belle année de sa carrière. C’était en 1988, Mats avait alors réalisé le petit Chelem (ndlr : 3 victoires en Grand Chelem la même année à l’Open d’Australie, Roland‐Garros et l’US Open) tout en devenant numéro 1 mondial.
Publié le mercredi 21 avril 2021 à 11:50



