Wilander sur les trem­ble­ments de Djokovic contre Medvedev : « De nos jours, on dévoile ses émotions à tout le monde, on montre l’état dans lequel on est quand on joue. Et après, en confé­rence de presse, on dit : ‘Je suis un petit peu blessé.’ »

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Les images, rares, ont fait le tour du monde. Elles montrent un Novak Djokovic tota­le­ment épuisé, pris de trem­ble­ments, à la fin d’un deuxième set d’une haute inten­sité dans un troi­sième match de poule pour­tant sans réel enjeu, du moins sur le papier, au Masters à Turin le 18 novembre dernier. Mats Wilander, consul­tant pour Eurosport, a donné son avis sur cette scène. 

« Je pense que montrer à votre adver­saire que vous ne vous sentez pas bien, que vous trem­blez un petit peu, c’est vrai­ment la dernière chose que vous souhaitez faire. Je ne pense pas que tout cela soit fait exprès pour une raison précise. C’est juste que de nos jours, ce n’est plus impor­tant. On dévoile ses émotions à tout le monde, on montre l’état dans lequel on est quand on joue. Et après, en confé­rence de presse, on dit : ‘Je suis un petit peu blessé.’ C’est juste diffé­rent de ce qu’on faisait avant. A l’époque, on essayait de tout cacher. J’aime que ça n’ait pas d’im­por­tance pour Novak, et je ne pense pas que ça en ait pour les autres non plus », a estimé le septuple vain­queur en Grand Chelem. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.