Youzhny (ex‐coach de Shapovalov) : « J’ai commencé à me sentir plus comme un sparring‐partner que comme un entraî­neur. Il ne fait pas ce qu’il faut pour être un joueur de haut niveau »

Ancien 8e joueur mondial et entraî­neur de Denis Shapovalov (une première fois de 2019 à 2021 puis une seconde de septembre 2022 au courant de de la saison 2023), Mikhail Youzhny s’est longue­ment confié chez nos confrères de Tennis Majors sur sa colla­bo­ra­tion avec le Canadien. 

Et le Russe dresse un constat assez clair : selon lui, Denis n’a jamais mis tous les ingré­dients nécas­saires pour exploiter son poten­tiel au maximum, notam­ment en dehors du court. 

« Après les demi‐finales de Wimbledon (en 2021, ndlr), nous n’étions pas d’ac­cord sur certaines déci­sions concer­nant son calen­drier – j’ai pensé que nous devions nous en tenir au plan initial… J’ai commencé à sentir que nous avions un peu perdu la connexion, alors nous avons mis fin à notre colla­bo­ra­tion à la fin de cette année. La sépa­ra­tion était une déci­sion mutuelle, mais si je dois résumer les raisons, elles se résument à des choix de tournoi et d’entraînement. J’ai commencé à me sentir plus comme un sparring‐partner que comme un entraî­neur (…) Lors de mon retour parmi son staff, j’avais l’im­pres­sion de ne pas pouvoir lui apporter le chan­ge­ment dont il avait besoin – il est à l’écoute, mais il ne fait pas vrai­ment ce qu’il faut pour être un joueur de haut niveau. Il y a deux ou trois ans, il était l’un des gars qui pouvait régu­liè­re­ment être dans le top 10, mais pour cela, il devait changer certaines choses en dehors du court. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.