« Zverev fait véri­ta­ble­ment un complexe d’infériorité par rapport à Sinner. Il s’est d’ailleurs excusé auprès du public parce qu’il n’était tout simple­ment pas là », explique Sarah Pitkowski

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La pres­ta­tion insi­pide d’Alexander Zverev en finale du Masters 1000 de Madrid contre Jannik Sinner fait encore plus parler que le sacre de ce dernier, lauréat de son cinquième tournoi de suite dans cette caté­gorie de tournoi (un record). 

Balayé 6–1, 6–2 en à peine une heure de jeu, l’Allemand en a pris la tête lors des réac­tions d’après match de la part des diffé­rents obser­va­teurs et spécia­listes. Invitée à s’ex­primer dans l’émis­sion « Bartoli Time » sur RMC Sport, l’an­cienne joueuse trico­lore et 29e mondiale, Sarah Pitkowski, a dressé un constat on ne peut plus clair.

« Oui, Sinner a été écoeu­rant mais on va quand même mettre un petit bémol : Zverev est passé complè­te­ment au travers. En panique complet. Il se fait breaker très tôt, 3–0, et en fait, on a l’impression qu’il veut réflé­chir à chaque coup qu’il frappe, et il en oublie de jouer. Il cherche telle­ment des solu­tions face à Sinner qu’il ne joue plus au tennis. Donc oui, Sinner a été excep­tionnel, mais pas plus que les tours précé­dentes. C’est que, Alexander Zverev, on le savait, il avait un plafond de verre sur les tour­nois du Grand Chelem et là, il fait véri­ta­ble­ment un complexe d’infériorité par rapport à Sinner. C’est telle­ment flagrant, se prendre 6–1, 6–2 comme ça… Il s’est d’ailleurs excusé auprès du public parce qu’il n’était pas là tout simplement. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.