Le blog de la rédac'
Après la foire de l'IPTL, le cirque de la Laver Cup



Il y a quelque chose d'indécent qui se passe cette semaine dans le royaume du tennis et le plus choquant c'est que finalement personne ne dit rien. Et pour cause, ce manège est orchestré par le maître, l'idole des idoles, entouré d'idoles. Le lobbying est parfait. La compétition, un prétexte pour manger des petits fours, est juste indigeste.

A les voir faire les beaux dans un selfie télécommandé et relayé partout dans le monde, les participants de la Laver Cup nous font de la peine. Cette compétition, pardon cette exhibition, symbolise presque parfaitement les paradoxes du tennis mondial dirigé, mais on le savait, par le prize money. D'ailleurs, s'il fallait décerner une prime de l’indécence elle irait en direction de Tomas Berdych. Le leader du tennis tchèque, qui a fait l'impasse le week-end dernier pour le barrage de Coupe Davis, est bien présent tout sourire chez lui et visiblement en grande forme pour des rencontres de pacotille. Europe contre le reste du monde, peu importe, les organisateurs ont même eu le toupet de parler de Ryder Cup du tennis alors que la même semaine Metz et Saint-Pétersbourg se battent pour attirer des joueurs et donc des spectateurs. Tout est ridicule au final dans ce rendez-vous, sauf l’expérience que va engranger la société de marketing sportif de Roger Federer.

Quelle peut vraiment être la valeur d'un tel rendez-vous ? Légitime de se poser la question. On ne se fait, hélas, pas de souci du côté financier. En revanche, l'aventure sportive semble tellement bien huilée que le suspense est déjà calculé et il ne serait pas étonnant que le dénouement ait lieu dimanche, histoire de contenter les VIP venus siffler une petite coupe à bulles.

On aurait bien aimé au final qu'Andy et Novak soient opérationnels car cela aurait sans doute produit son effet de les avoir sûrement absents car non sélectionnés de cette Ryder Cup en bois. Ne comptez pas sur nous pour en faire des tonnes ou pour courir à Prague histoire d'avoir un face-à-face avec un des ténors en échange de quelques articles bien pensés. On sera à Metz, au Moselle Open, c'est moins VIP, mais cela a le mérite d'être authentique et inscrit au calendrier de l'ATP.