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Nadal ne fait plus peur !

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Après une correc­tion face à Cilic, Rafael Nadal s’est incliné face à Davydenko en deux manches en finale du Masters1000 de Shangaï. Tout cela contribue à faire de l’Espagnol un joueur presque comme les autres. En tout cas, une chose est sure, Rafael Nadal fait de moins en moins peur.
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Il fut un temps où Rafael Nadal pouvait s’enor­gueillir d’avoir un bilan positif avec l’en­semble des joueurs du circuit faisant partie de la liste des « top players ». Il fut un temps aussi où il fallait être membre du top 5 pour avoir une chance de l’emporter tant l’Ibérique était sur de son tennis, son mental. Aujourd’hui, cette période est presque défi­ni­ti­ve­ment derrière lui. Le point de départ de cette nouvelle ère est symbo­lisée par cette raclée prise face à Cilic, certes un joueur en devenir, mais qui doit encore prouver sa capa­cité à devenir un ténors du circuit. 

Ce dimanche, face à Davydenko, l’équa­tion n’était pas la même et d’ailleurs Nadal n’a pas été ultra dominé d’au­tant que le dur n’est pas sa surface favo­rite. Pour son retour au plus haut niveau, une finale d’un Masters1000, après deux matchs spéciaux, l’Espagnol n’est donc pas parvenu à imposer sa loi face il est vrai à un Davydenko revenu au sommet de son art. Ces défaites ont irré­mé­dia­ble­ment fragi­lisé l’aura et la peur qu’ins­pi­raient Rafael Nadal. Maintenant presque chaque joueur du circuit peut rentrer sur le court avec l’idée que dominer Rafa est une vraie possi­bi­lité. Ils ne sont plus comme par le passé téta­nisés par son atti­tude ou face à une montagne insurmontable. 
Le sport est sans pitié et quand les résul­tats ne sont plus tout à fait en concor­dance avec un état d’es­prit, l’avan­tage psycho­lo­gique que vous aviez jadis vole presque en fumée. Et votre adver­saire qui hier « surjouait » sans cesse par peur de perdre se place alors dans une autre dynamique.

Après il est vrai que Rafa se devait de très vite rejouer après sa bles­sure, il savait qu’il prenait le risque de perdre un peu de sa superbe. Après deux semaines de compé­ti­tion, c’est donc déjà le cas. La Masters Cup risque donc d’être un point de passage plus qu’im­por­tant pour son année 2010.

A propos de l’auteur

Jérémy Alen

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.