Le blog de la rédac'
J'aime, j'ai vibré...

Chaque jour durant cette quinzaine, Loic Revol et Pauline Dahlem vous font vivre Roland Garros de l'intérieur... Coups de cœur, coups de gueule, mais surtout coup d'oeil, à retrouver au quotidien sur Welovetennis. Ce soir petit changement au programme...

J'aime...

La force de caractère d'Alizé Cornet. Je n'ai pas toujours été tendre avec Alizé, qui m'avait notamment marquée par sa défaite surprise au 2e tour l'an passé à Paris face à l'Américaine Taylor Townsend. Ce lundi, la Niçoise m'a à nouveau marquée. Mais dans le bon sens du terme, cette fois. Opposée à l'Italienne Roberta Vinci qu'elle n'avait jamais battue, Cornet s'est d'abord retrouvée menée 6-4 2-1, break de retard. On se dirigeait tout droit vers une nouvelle sortie prématurée et tous les commentaires négatifs sur le tennis féminin français qui allaient s'en suivre. Que neni ! Se rebiffant mentalement et surtout, pratiquant un excellent tennis de terre battue, à la fois posé, précis et réfléchi, la Niçoise inversait la situation pour finalement l'emporter en trois manches. Un saut et un cri de joie plus tard, Alizé remerciait un court Central ensoleillé qui venait de vivre ses premières émotions pour un représentant tricolore dans cette édition 2015. On en redemande déjà !

Pauline Dahlem

J'ai vibré...

Ce soir, je m’excuse, mais je n’ai pas envie de faire un « je n’aime pas ». Je sais ce que vous allez me dire, pourquoi ? La réponse est toute simple. Comme vous devant votre poste ou le public du court 7, j’ai vibré devant Stéphane Robert. Oui, le Frenchie de 35 ans a régalé par son courage, son abnégation et sa farouche détermination de ne jamais lâcher contre Kyle Edmund. Même mené deux manches à une et debreaké à deux reprises dans le quatrième, Robert s’est arraché et a poussé son jeune adversaire à disputer un set décisif. Et voir une telle envie fait plaisir. Le court 7 était à guichets fermés comme diraient les footeux. La rencontre s'est finie presque à la tombée de la nuit, ce qui a rendu l’ambiance encore plus dingue. L’ovation était à la hauteur de sa performance. C’est aussi pour ces instants, forts émotionnellement, que l’on aime le tennis. Et on est un peu comme un enfant, un passionné. Alors comme Alizé, on en redemande !

Loïc Revol

De vos envoyés spéciaux à Roland-Garros