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Arnaud Clément : « Richard est prêt pour jouer Berdych »

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En confé­rence de presse, Arnaud Clément est revenu sur ses choix pour le début de la demi‐finale de Coupe Davis face à la République Tchèque et notam­ment la titu­la­ri­sa­tion de Richard Gasquet en simple face à Tomas Berdych.

Sur l’absence de Gaël Monfils vendredi :

« (Sourire) Pensez‐vous sérieu­se­ment que je consi­dère Richard Gasquet comme une roue de secours de cette équipe ? J’ai la chance d’avoir Richard Gasquet qui a battu plus de fois Tomas Berdych que l’inverse, il a envie débor­dante et s’adapte très vite à la terre battue. Il y a aussi Gaël Monfils qui joue très bien sur terre, très forme on l’a tous vu à l’US Open. Mais il a eu deux, trois jours de moins et quand il est arrivé on savait très bien que ça allait court. Moi j’écoute les sensa­tions de tous les joueurs, on a beau­coup discuté tous ensemble, comment ils se sentaient, par rapport à leur adap­ta­tion, à leur physique, leur adver­saire poten­tiel. J’échange beau­coup avec les joueurs. La déci­sion de faire jouer Richard a été très natu­relle (…) Le joueur qui part avec quatre ou cinq jours de plus de prépa­ra­tion part avec une longueur d’avance. J’ai un joueur en pleine forme qui a battu Berdych plusieurs fois dans sa carrière, qui lui pose des problèmes et ça sera encore le cas vendredi. Encore une fois c’est un vrai choix, mais pas un choix par défaut, j’ai la chance d’avoir des choix de qualité. »

Le choix de Richard Gasquet :

« Richard a été perturbé depuis le début de l’année par mal de pépins physiques. Il a très bien préparé avant New‐York. C’est vrai qu’il a été un peu court dans le match de Gaël dans des condi­tions diffi­ciles avec la chaleur et l’humidité. Il a bien travaillé en rentrant une bonne semaine et aujourd’hui il est prêt pour jouer Berdych et un long week‐end de Coupe Davis (sourire) (…) Il a envie de jouer, d’aider l’équipe encore plus que par le passé quitte à se mettre en danger. Richard connaît son adver­saire, la compé­ti­tion, il sait qu’il ne gagnera pas s’il ne tente pas des choses, qu’il apporte de la variété sur le terrain pour ne pas laisser Berdych en rythme, là où il est un des plus forts au monde. »

Quel double samedi ?

« C’est une option bien sûr. Si Gaël est dans les quatre c’est qu’il va jouer un rôle et ce rôle là, il a moins de chance de l’avoir en double que dimanche en premier ou deuxième match. Après j’ai la chance d’avoir trois doubles. Aujourd’hui est‐ce que je peux vous dire si ce double là est plus fort qu’un autre ? C’est assez dur, ces trois équipes là ont eu de très bons résul­tats en tour­nois. Mon option 1 va dépendre beau­coup de ce qu’il va se passer vendredi où on fera le premier point. »

Sur la titu­la­ri­sa­tion de Lukas Rosol côté tchèque :

« Je m’attendais à ce que Rosol joue. Il a très bien joué cet été, il a fait une finale sur terre (Stuttgart, défait par Roberto Bautista Agut), il a gagné à Winston‐Salem avant l’US Open. C’est un garçon en forme, dange­reux par son style de jeu. Je pensais vrai­ment que ça serait lui qui serait aligné. Un week‐end de trois jours c’est diffi­cile à assi­miler pour tout le monde surtout avec un chan­ge­ment de surface et de conti­nent. Préserver Radek pour le double et la dernière journée était ce dont je pensais. »

Pourquoi ne pas retenir Simon ?

« Déjà par rapport à la compo­si­tion de vendredi avec Richard et Jo, qui est aussi une éven­tua­lité pour moi samedi en double. Ça me permet d’avoir Julien égale­ment et de pouvoir composer trois équipes de double. Et puis Julien a très bien joué cet été lors de la tournée améri­caine. »

L’attente du public :

« Le public va jouer un rôle impor­tant, un rôle de soutien, un rôle éner­gé­tique très fort. Tous les matches seront très durs, on en est persuadé. Le double sera un combat. Le fait d’avoir cet atout là, cette énergie qui descendra direc­te­ment sur le court de la part de nos suppor­ters, c’est un plus incroyable ! On va vivre un moment excep­tionnel, unique dans une carrière de joueur. Je suis heureux qu’ils puissent vivre ça, ici à Roland‐Garros. »

De votre envoyé spécial, à Roland Garros

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.