AccueilCoupe DavisBerdych mate Simon

Berdych mate Simon

-

La pres­sion a‑t‐elle eu raison de Gilles Simon ? En tout cas le Français s’est incliné en 4 manches face à Tomas Berdych. La France est menée 1 à 0.

Dans un match qu’il a natu­rel­le­ment entamé avec le frein à main, concé­dant un break d’entrée, Simon a su se reprendre, mettant ses dix gros jeux pour se régler, le temps de recoller au score à 5–5, pile quand le Berdych version fébrile montrait le bout de son nez. Et si le tie‐break remporté par ce dernier 7–3 symbo­li­sait une indé­niable supé­rio­rité en terme d’audace à l’échange, on savait que le tank Simon était en marche, les chenilles désor­mais bien grais­sées. La suite c’était un scénario inversé et Gilles qui faisait logi­que­ment le break en anti­ci­pant de mieux en mieux le lancer de balle du numéro 2 tchèque. En serrant tous ses services dont un dernier jeu de 5–4 où il claquait un ace sur la seule balle de break contre lui (son huitième depuis le début du match), le Français égali­sait sans discus­sion à un set partout : 6–4. Le troi­sième set semblait confirmer la tendance d’une main mise de Simon sur la partie. Deux premières balles de break coura­geu­se­ment sauvées par Berdych en entrée de manche, puis quatre autres à 3–3, l’affaire n’attendait plus que quelques points psycho­lo­gi­que­ment déci­sifs pour être pliée. Mais depuis le début du set, Berdych avait changé quelque chose, il prenait de plus en plus le filet et son coup droit, pour­tant très irré­gu­lier, lui permet­tant des approches plein phare qui mettaient la pres­sion sur Simon. Bref au lieu d’un break pour le Français, c’est le Tchèque qui prenait l’avantage au jeu suivant sur un beau petit hold up : 5–3. Ce dernier servait pour le set et… coin­çait. Toujours le maudit coup droit qui n’en faisait qu’à sa tête. Restant concentré, ne discu­tant pas trop un arbi­trage plus que flot­tant, Simon s’était bien accroché et avait le mérite de recoller au score : 5–5, puis 6–6. Nouveau tie‐break et on retrou­vait le Berdych option top 10, balayant les lignes, donnant l’impression que l’adversaire n’existe pas. Il s’imposait 7–2 sur un dernier ace. Dans l’ul­time manche, Berdych, soutenu par un public omni­pré­sent, s’im­po­sait donc 6 à 3. Oui, cette rencontre est diffi­cile et surtout pas terminée.

Instagram
Twitter