Menés deux points à un à l’entame de cette dernière journée, les Français avaient statistiquement 18% de chances de se qualifier pour les demi‐finales de la Coupe Davis. Il s’en est fallu d’un rien pour que les hommes d’Arnaud Clément fassent mentir cette statistique aujourd’hui, mais les Argentins sont allés chercher cette qualification au courage. Après la victoire autoritaire de Jo‐Wilfried Tsonga contre Juan Monaco, Gilles Simon a tout donné pendant près de 4h, mais n’a malheureusement pas réussi à faire céder un Carlos Belocq porté par tout un peuple et galvanisé par l’enjeu. Au mental, Berlocq finit par l’emporter 6–4 5–7 6–4 6–4. Les Argentins se qualifient donc pour les demi‐finales de la Coupe Davis, où ils retrouveront la République Tchèque, tombeuse du Kazakhstan. Retour sur cette rencontre riche en émotions :
Tout avait bien commencé pour l’équipe de France. Dès l’entame du match, Simon parvient à prendre le service de Berlocq et mène rapidement trois jeux à rien. Plus impliqué que lors de son match face à Monaco, le Français semble enfin décidé à avancer dans le terrain et à agresser son adversaire. Mais il suffit de quelques passing‐shots bien exécutés par Berlocq pour que le Niçois recule et retombe dans ses travers. Progressivement, Carlos Berlocq prend le jeu à son compte, et la réussite l’accompagne. Sur sa première balle de première manche, l’Argentin prend sa chance au filet et réalise une volée amortie somptueuse qui cloue Gilles Simon sur place. Poussé par le clan français, Gilles évacue rapidement la frustration et se refuse à extérioriser ses émotions. Il le sait, Berlocq a déjà disputé cinq sets acharnés face à Tsonga et n’est pas au mieux physiquement. Les échanges s’intensifient mais aucun des deux joueurs ne parvient à s’échapper. Après un festival de breaks, Gilou recolle finalement à un set partout et se relance complètement dans ce match. On sent Berlocq entamé physiquement, mais c’est pourtant lui qui continue à prendre l’initiative des échanges. Ses prises de risque sont presque toujours payantes et son réservoir lui permet encore de faire l’essuie-glace sans broncher. Simon, qui commence aussi à montrer des signes de faiblesse, attend patiemment la rupture de son adversaire. En vain, car après trois balles de match sauvées à cinq jeux à deux dans la quatrième manche, le Français finit par céder 6–4 5–7 6–4 6–4, sur une ultime faute directe.
Dans le clan français, la déception doit être immense, tant les efforts fournis ce week‐end ont été importants. Les surprises arrivent vite en Coupe Davis. Simon en a fait l’amère expérience ce week‐end. Tout le mérite revient à cette belle équipe argentine, qui a fait preuve de caractère jusqu’au dernier point pour aller chercher cette victoire. En septembre prochain, les coéquipiers de David Nalbandian se déplaceront en République Tchèque pour une place en finale de Coupe Davis. Quant aux Tricolores, place désormais à la saison de terre‐battue qui débute dès la semaine prochaine.
Publié le dimanche 7 avril 2013 à 21:46



