Jérémy Chardy, principal artisan de la qualification des Bleus pour les quarts de finale, s’est confié à la presse sur ce week‐end un peu fou. Interview.
Vous êtes l’homme du week‐end…
L’essentiel, c’est que l’équipe ait gagné. Ce week‐end, j’ai gagné deux points, et le deuxième a vraiment été très dur à remporter. Mais la prochaine fois, ce sera peut‐être l’un de mes potes.
Ce cinquième match contre Martin Fischer a été compliqué aussi bien dans la tête que sur le court…
C’est sûr… Quand je suis rentré sur le terrain, c’était vraiment dur. Je suis passé par plein de stades d’émotions. Heureusement, Guy m’a bien aidé sur la chaise. C’était un match vraiment difficile. Coups droits, revers, je ne maîtrisais pas trop ce que je faisais. Mais aujourd’hui, l’important, c’était la victoire, pas la manière.
Avez‐vous pensé un moment donné que vous n’auriez pas besoin de jouer ?
Oui, lorsque l’on suivait le match de Gilles, on a vraiment cru qu’il avait plié le match et qu’il allait le gagner. Et puis, compte‐tenu des circonstances, au dernier moment, j’ai dû me préparer. C’était vraiment difficile, car je savais que le destin de la rencontre était entre mes mains.
Vous ne deviez pas jouer cette rencontre contre l’Autriche. Et c’est vous qui qualifiez la France…
Même moi, je ne m’attendais pas à venir ici. C’est une bonne nouvelle pour moi et pour l’équipe. Contre Melzer, j’ai vraiment fait un super match. J’espère que les deux matches que j’ai gagnés ce week‐end vont m’aider pour la suite de la saison.
La Coupe Davis, c’est vraiment fort au niveau des émotions…
C’est vraiment une grosse émotion lorsque l’on rentre sur le court. On a envie de gagner. Le capitaine est sur la chaise, les potes derrière. Tu as vraiment envie de te donner à fond et de gagner le match. Si j’avais pu le gagner de la main gauche, je l’aurais fait ! C’est un beau cadeau pour tout le monde.
Vous vous sentez bien dans cette équipe ?
Oui, oui. Il y a vraiment une bonne ambiance. On se connaît tous depuis longtemps. On rigole bien, on s’amuse bien. C’est vraiment un plaisir de gagner avec des potes. Car en tennis, c’est d’habitude plutôt chacun pour soi.
Vous rejoignez les grands noms du tennis français qui ont apporté dans le passé un point décisif lors du cinquième match. Les Noah, Leconte, Boetsch…
Quand on est tout petit, le rêve, c’est de jouer un jour en Coupe Davis. Alors qualifier la France, c’est vraiment un truc incroyable. Un grand moment dans ma carrière. La Coupe Davis, c’est quelque chose que j’ai toujours adoré. Ce sont de très, très bonnes victoires. Pour moi mentalement. Et pour le cœur, ça fait du bien.
(FFT)
Publié le dimanche 6 mars 2011 à 23:15



