AccueilCoupe DavisClément : "Réfléchir à comment devenir un meilleur groupe"

Clément : « Réfléchir à comment devenir un meilleur groupe »

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Déçu par l’éli­mi­na­tion en quarts de finale, Arnaud Clément a dressé le bilan de ce week‐end londo­nien en confé­rence de presse. Le capi­taine trico­lore explique qu’il « manque un petit quelque chose » à son groupe pour, enfin, sortir vain­queur. L’Aixois n’a pas été ménagé puis­qu’il a égale­ment été inter­rogé sur son avenir…

Historiquement, le double était un point fort. Pourrait‐on inté­grer une vraie équipe de double ?

« C’est une vraie ques­tion. Il y a beau­coup de circons­tances en fonc­tion des rencontres, des adver­saires, de l’état de forme de chacun, des surfaces sur lesquelles on joue… »

Avez‐vous trop de choix finalement ?

« (Sourire). J’ai quand même Jo, Gilles qui peuvent y aller en simples le vendredi. Et j’ai la chance d’avoir le demi‐finaliste de Wimbledon, Richard Gasquet, qui peut rentrer sur un match le dimanche. C’est une chance incroyable. Mon plan était que Jo joue vendredi et samedi. En fonc­tion du dérou­le­ment des rencontres, les choix auraient pu changer. S’il avait fait un match de cinq heures le premier jour, Richard aurait pu rentrer en double le lende­main. Encore une fois, je me pose des ques­tions, j’ai des choix à faire sur toutes les rencontres : est‐ce que je mets une équipe de double, un troi­sième joueur de simple… J’essaie de consti­tuer la meilleure équipe possible à mes yeux. »

Comment ressentez‐vous cette élimination ?

« Elle fait très mal person­nel­le­ment, mais aussi pour tout le groupe. On avait beau­coup d’espoirs sur cette saison. C’est un échec, un moment diffi­cile pour le groupe. »

Qu’est-ce qui a manqué ?

« La première chose est que l’on a été dominé, même si cela n’a pas été flagrant. Il y a eu des sets accro­chés, qui ont toujours tourné dans le même sens. Il nous a manqué de l’opportunisme, mais aussi de l’audace sur les moments impor­tants. Même si l’écart n’est pas si impor­tant, il est présent. Si on ne le comble pas, on n’y arri­vera pas. Je dois me remettre en ques­tion comme chacun d’entre nous. »

Cette défaite peut‐elle remettre en cause votre inves­tis­se­ment ou être une source pour rebondir ?

« Rebondir, bien évidem­ment ! Après un échec, il faut réflé­chir à comment progresser, à comment devenir un meilleur groupe. S’il n’y a pas cette réflexion, ça ne m’intéresserait pas du tout d’être là. »

Comment obtenir ce petit plus ? Cela passe t‑il par une aide extérieure ?

« La première chose est qu’il faut que l’on réflé­chisse en groupe, entre nous. Chacun doit s’exprimer, amener sa petite idée. C’est extrê­me­ment impor­tant que tout le monde soit très impliqué. On peut le voir saison après saison, il y a beau­coup de rencontres très accro­chées. On est rare­ment éliminé bruta­le­ment. Mais il nous manque un petit quelque chose. On a besoin de grandir, même si on est composé d’un groupe expérimenté. »

Le plaisir est toujours là ?

« Tant que je sens une volonté du groupe de progresser, de grandir, ça m’intéresse. Si ce n’est plus le cas, ça m’intéressera moins. Aujourd’hui, cela est présent. J’ai toujours eu des discus­sions franches. Et cela doit conti­nuer car on en a encore besoin. »

De votre envoyé spécial à Londres