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Clément : « Une forte soli­da­rité entre ces joueur »

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Arnaud Clément respire la confiance. Le capi­taine de l’Equipe de France de Coupe Davis a décidé d’ali­gner Richard Gasquet et Jo‐Wilfried Tsonga en simples et la paire Benneteau/Monfils pour le double. Un choix inat­tendu que le capi­taine trico­lore assume plei­ne­ment. Fier de sentir ses joueurs très motivés et très soudés. A la veille du début de la compé­ti­tion, Clément sait son groupe capable d’aller très loin mais ne sous‐estime pas la force de l’équipe austra­lienne, emmenée par un Lleyton Hewitt dont il se méfie énormément.

Arnaud Clément, on s’attendait peut‐être à ce que vous aligniez Gaël Monfils en simple. Mais en double ?!?
Je trou­vais sympa qu’il y ait quelques surprises (rires) ! Toutes les options sont envi­sa­geables, y compris en double ! Rien n’est exclu ! On a nos numéros un en terme de clas­se­ment ATP qui vont atta­quer le vendredi. Gaël sait qu’il était une option inté­res­sante pour les simples de vendredi et de dimanche et, pour­quoi pas, pour le double. C’est une stra­tégie diffé­rente, avec des joueurs capables d’être alignés en simple ou en double. En fonc­tion de cette première journée on fera de nouveau le point.

Quelle réflexion vous a amené à ce choix ?
Une vision globale de la rencontre. J’ai pris le week‐end dans sa tota­lité. L’autre élément, c’est que les joueurs se sont concertés, ont beau­coup échangé et m’ont donné un retour, proba­ble­ment supé­rieur à ceux que j’avais eus par la passé. A partir de toutes les infor­ma­tions que j’ai récol­tées, le choix m’a paru évident. Richard et Jo sont en pleines formes, se sont adaptés très vite à la surface. Le choix m’ap­par­tient et j’ai confiance en eux. Dans tous les cas, ça va être spec­ta­cu­laire et très inté­res­sant. Il semble que les joueurs se soient dit les choses en ce début de campagne et qu’il y ait un vrai mot d’ordre…
Il y a peut‐être un petit plus c’est vrai. Peut‐être plus de commu­ni­ca­tion entre eux et de retour pour moi du coup. C’est hyper exci­tant car ils prennent un peu plus de respon­sa­bi­lités et plus d’en­ga­ge­ment les uns envers les autres. Ce sont peut‐être des détails mais c’est peut‐être néces­saire. On n’a jamais de temps à perdre : il faut saisir les oppor­tu­nités et être toujours présent. Dans tous les cas, on sent aujourd’hui une forte soli­da­rité entre ces joueurs et ça me donne beau­coup de confiance pour l’aven­ture. Ce qui est impor­tant c’est le lien entre les joueurs, les discus­sions qu’ils vont avoir à l’année. Ils sont le moteur.

Que vous inspire la résis­tance de Lleyton Hewitt ?
Il m’im­pres­sionne toujours autant, voire encore plus car avoir été n°1, avoir gagné des tour­nois du Grand Chelem puis avoir été blessé pendant des années mais être capable de revenir pour battre Del Potro à l’US Open ou gagner un tournoi face à Federer à Brisbane je trouve ça phéno­ménal. Il a toujours cette volonté et ne peut pas être plus dange­reux qu’en Coupe Davis car c’est un de ses prin­ci­paux objec­tifs désor­mais. Si l’Australie est là aujourd’hui c’est beau­coup grâce à lui.

Que pensez‐vous par ailleurs du retour de Roger Federer en Coupe Davis ?
Je suis étonné parce que Roger avait déclaré qu’il ne la joue­rait pas. En général, quand il fait une annonce, il s’y tient. Mais c’est une bonne chose pour la compé­ti­tion. C’est vrai qu’il n’a pas joué très souvent ces dernières années. Nous, on a sincè­re­ment l’objectif de gagner la Coupe Davis. On sait qu’il y aura des équipes très diffi­ciles à battre, dont le Suisse. Dans le fond, on était même tous étonné que Roger ne dispute pas plus l’épreuve. S’il fait l’effort d’aller en Serbie cette semaine, j’imagine que c’est pour s’engager sur toute la campagne 2014.

A propos de l’auteur

Sacha Dubois

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.