AccueilCoupe DavisDel Potro : "C’est inoubliable"

Del Potro : « C’est inoubliable »

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Enfin ! Après quatre finales perdues, l’ano­malie est enfin réparée. L’Argentine décroche son premier titre en Coupe Davis avec un immense cham­pion, Juan Martin Del Potro.

Déjà adulé dans son pays, Juan Martin Del Potro est désor­mais un héros. Revenu de l’enfer face à Marin Cilic, le natif de Tandil a remonté un handicap de deux manches à rien pour permettre à l’Argentine de revenir à 2–2. Un exploit monu­mental car c’est la première fois que Del Po réus­sis­sait un tel come‐back dans un match en cinq sets. L’émotion était immense pour celui qui était presque perdu pour le tennis en 2015 alors qu’il se battait contre des bles­sures à répé­ti­tion au poignet. Lorsqu’il était inter­rogé sur le court, il avait du mal à contenir ses larmes.

Del Potro en larmes sur le court

Ce week‐end à Zagreb restera dans les mémoires tant l’émotion fut belle mais surtout intense. Juan Martin Del Potro entre dans la légende et permet à son pays de ne plus être maudit en Coupe Davis (propos relayés par Tennis World USA). « Le match était dans les mains de Marin (Cilic) car je n’arrivais pas à frapper mon revers. Dans le troi­sième set, la rencontre a tourné et il a commencé à se sentir fatigué. J’ai mieux joué et plus varié. Les suppor­ters m’ont beau­coup soutenu. Je l’ai énor­mé­ment senti et cela m’a aidé. Je me sentais prêt à saisir ma chance. J’ai toujours été positif. D’un point de vue émotionnel, c’est l’un des matchs les plus impor­tants de ma vie. Je m’en souvien­drai toujours. C’est inou­bliable. » Grâce à lui, l’Argentine décroche son premier Saladier d’Argent. Et la manière dont il tient et s’accroche à son sala­dier restera égale­ment inoubliable.

Un cinquième set avec un petit doigt cassé !

Après la rencontre, Juan Martin Del Potro a reconnu avoir disputé le cinquième set avec… un petit doigt cassé (propos relayés par L’Équipe) : « Ça s’est passé à 1–0 au cinquième. J’ai fait l’er­reur d’at­traper une première balle de Marin (Cilic) avec la main gauche. J’ai tout de suite compris, mais j’ai serré les dents. » Il s’agi­rait d’une frac­ture de l’au­ri­cu­laire gauche. Voilà qui fait rentrer ce match encore plus dans la légende de la compé­ti­tion. La tour de Tandil démontre et symbo­lise le sens du sacri­fice pour son pays. Daniel Orsanic, son capi­taine, le résume à merveille : « Ce que Del Potro a fait était incroyable. Il repré­sente son pays avec telle­ment de fierté et il a montré à quel point il était un cham­pion. » Un héros même.