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Delaitre : « Noah a adapté son discour »

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Tout au long du mois de novembre, Olivier Delaitre sera notre expert‐consultant. Pour sa neuvième inter­ven­tion, l’an­cien 33ème joueur mondial et vain­queur de la Coupe Davis en 1991, nous propose son bilan de cette finale.

Si tu devais résumer cette finale, tu dirais quoi en quelques mots ?

C’est plutôt simple, on a gagné. Cette victoire avec huit joueurs sur le podium confirme que l’on reste une grande nation de tennis. Alors oui, on peut parler long­temps de cette compé­ti­tion et des absences, mais la réalité c’est que l’his­toire retiendra que ce sont eux qui ont remporté notre dixième Saladier d’Argent. Je trouve que c’est mérité et que cette géné­ra­tion méri­tait un tel titre. Mon seul bémol, c’est l’ab­sence de Gaël Monfils, mais aussi que l’on n’a pas assisté à de réelles batailles lors des simples. En finale, c’est assez rare de constater que les quatre simples se sont joués en trois manches.

Penses‐tu que Noah a changé d’at­ti­tude pour parvenir à ce résultat ?

Je pense qu’il a su adapter son discours, que la demi‐finale face à la Serbie lui a permis de se rendre compte des efforts qu’il devait faire pour installer une ambiance propice à la perfor­mance. Il s’est remis en ques­tion. Je suis allé à ses confé­rences de presse et je le connais bien Yannick. Je l’ai trouvé plus calme, mais aussi moins naturel. Sur la chaise aussi, il est moins inter­venu, mais c’est aussi parce que les joueurs avaient sûre­ment plus d’autonomie. 

Même si on ne veut pas mini­miser la victoire de Pouille, Steve Darcis a été quand même été assez faible ?

C’est vrai que Steve est passé complè­te­ment à côté et de mémoire, je n’avais jamais assisté à ce type de perfor­mance. Après Steve n’avait pas joué depuis deux mois et je ne pense pas que son capi­taine avait d’autres choix. Lors de la finale en 1996, Kulti était aussi moins bien classé que Boetsch, mais il avait été perfor­mant et perforant. 

Quoi qu’il en soit cette victoire et cette finale sont une sacrée publi­cité pour le tennis…

Certains ont critiqué le choix de Lille et pour­tant c’était le bon. Cela a permis d’avoir un stade rempli, de proposer une ambiance de folie. Je trouve en plus que c’était fair‐play pour les Belges. Ils ont pu venir en nombre et ils ont fait la fête avec nous. De plus, je tiens aussi à féli­citer l’or­ga­ni­sa­tion car tout a été impec­cable. Je me souvien­drai de ces trois jours, par moment, j’ai eu quelques flashs. Le tennis reste un sport merveilleux et cette compé­ti­tion est vrai­ment mythique. 

De votre envoyé spécial à Lille

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.