AccueilCoupe DavisDerrière le duel de la Manche, ça se bouscule

Derrière le duel de la Manche, ça se bouscule

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Alors que dans l’Hexagone, l’at­ten­tion est logi­que­ment portée sur la rencontre entre la France et la Grande‐Bretagne, les autres quarts de Coupe Davis n’en sont pas moins inté­res­sants. Argentine‐Serbie, Belgique‐Canada et Australie‐Kazakhstan : voilà qui promet ! Zoom sur trois affiches allé­chantes, toute­fois privées de certaines stars.

Australie‐Kazakhstan

On tient ici le duel le plus flam­boyant. D’un côté de surpre­nants Kazakhs, quarts‐de‐finaliste l’an passé et tombeurs de l’Italie cette saison. Avec des joueurs pouvant se révéler piégeux ‑Kukushkin, Nedovyesov ou encore Golubev‑, cette équipe peut venir jouer les trouble‐fêtes. Toutefois, de l’autre côté, on retrouve le plus beau groupe de cette année de Coupe Davis. Alliance de la jeunesse et de l’ex­pé­rience, les Aussies menés par Wally Masur ont de grandes ambi­tions pour cette rencontre qu’ils dispu­te­ront à domi­cile, et sur gazon s’il vous plait. Entre une géné­ra­tion ultra‐prometteuse ‑Kyrgios, Kokkinakis‐ et l’ex­pé­rience de Lleyton Hewitt, le public de Darwin aura de quoi vibrer. Pas de quoi désta­bi­liser Thanasi Kokkinakis pour autant, benjamin du Team Australia : « Je pense que jouer à la maison ajou­tera de la pres­sion. Si nous souhai­tons l’emporter, il faudra produire un gros effort sur trois jours. » Qu’on se le dise : ces jeunes loups sont prêts à partir au combat !

Argentine‐Serbie

Oui, cette affiche aurait pu être bien plus réjouis­sante si on avait eu droit à un Del Potro‐Djokovic. Mais le sort pour l’un et la fatigue pour l’autre en ont décidé autre­ment. Sur la terre battue de Buenos Aires, c’est un homo­gène groupe argentin qui attend des Serbes privés du numéro un mondial. L’Albiceleste sera menée par le remuant Leonardo Mayer, secondé par le format de poche Schwartzman, Berlocq et Delbonis. Une équipe consis­tante qui donnera du fil à retordre à une nation titrée en 2010. D’ailleurs, le héros de cette édition de la compé­ti­tion sera bel et bien présent, consti­tuant la prin­ci­pale menace pour les locaux. Revenu dans le Top 20, Viktor Troicki est prêt à endosser ce costume de leader, emme­nant dans son sillage une équipe moins bancale qu’il n’y parait. Entre un Lajovic dont on ne sait pas grand chose, un Tipsarevic sur le retour et mort de faim, ainsi qu’un Zimonjic toujours dans le Top 10 mondial en double, la Serbie a des argu­ments à faire valoir. Il faudra toute­fois se frotter à la chaude ambiance latina qui les attend dans la capi­tale argentine…

Belgique‐Canada

Enfin, le dernier quart de finale aurait pu être un gros, gros choc. Malheureusement, alors que les Belges ont un groupe au top, les Canadiens seront privés de leurs deux meilleurs joueurs de simple. Milos Raonic pas encore remis de sa bles­sure au pied et Vasek Pospisil étant allé très loin du côté de Wimbledon, la nation à la feuille d’érable ne risque pas de briller du côté d’Ostende. Avec pour seule véri­table arme Daniel Nestor, qui est un véri­table danger en double, le Canada ne semble pas avoir les moyens de lutter sur la globa­lité du week‐end. Suffisant pour faire passer les Belges dans une autre dimen­sion avant de débuter ce quart de finale : « L’absence de Raonic et Pospisil est certai­ne­ment un avan­tage. Nous sommes favoris mais nous ne sous‐estimons pas le Canada, et enta­me­rons chaque rencontre avec beau­coup de respect pour nos adver­saires. » a commenté Johan Van Herck, capi­taine outre‐Quivérin. Des Belges humbles mais prêts à saisir leur chance : cela fait 16 ans qu’il ne sont pas entrés dans le dernier carré. Alors, le signe indien sera t‑il vaincu ?