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Et maintenant, la Serbie !

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L’équipe de France a vécu un beau week‐end à Rouen en s’im­po­sant 4–1 et en se quali­fiant dès le samedi lors du double. Une victoire qui permet aux Bleus de se quali­fier en demi‐finales, où ils affron­te­ront des Serbes très certai­ne­ment à un tout autre niveau que les Britanniques ne l’étaient.

Jouera ? Jouera pas ? C’est la ques­tion qui brûle toutes les lèvres à Rouen depuis qu’on connaît le futur adver­saire des Bleus en demi‐finales : la Serbie. Le joueur concerné par cette ques­tion est bien sûr Novak Djokovic. Car si le numéro deux mondial joue en septembre prochain face à la France, ce sera une toute autre histoire que s’il est absent. C’est fina­le­ment la même problé­ma­tique que posait la Grande‐Bretagne en quarts de finale, qui a fina­le­ment dû déplorer l’ab­sence de leur leader et numéro un mondial Andy Murray, qui a eu pour consé­quence de les voir s’in­cliner lour­de­ment face aux Français. Pour l’ins­tant le natif de Belgrade a dit qu’il parti­ci­pe­rait au dernier carré de la compé­ti­tion, mais où sait où il en sera dans cinq mois…

Sur quel terrain ?

L’avantage pour les Tricolores sera d’avoir une nouvelle rencontre à domi­cile, ce qui est un plus bien sûr grâce aux suppor­ters, mais aussi pour le choix de la surface. Un choix qui n’a pas encore été arrêté par le staff de l’équipe de France bien sûr, mais qui va faire parler lors des prochains jours, voire des prochaines semaines. Faut‐il encore s’at­tendre à du dur ? Ça paraît forte­ment impro­bable vu la qualité du « Djoker » sur cette surface, où il est le meilleur du monde sur les cinq dernières années. De la terre battue alors ? Cela semble une bonne idée si l’on se dit que l’ex numéro un mondial ira loin à l’US Open. Les Bleus pour­raient alors avoir quelques jours de plus que le numéro un serbe pour s’adapter à cette surface. Même si cela pour­rait ne pas suffire…

Qui pour la demie ?

C’est égale­ment une problé­ma­tique impor­tante pour Yannick Noah. Avoir déploré l’ab­sence (sans gravité) des quatre mous­que­taires contre les Britanniques, il ne pourra pas en être de même face aux Serbes. Si Lucas Pouille semble installé et est capable d’ex­ploser cette saison, Jo‐Wilfried Tsonga ne sera vrai­sem­bla­ble­ment pas de la partie pour des raisons fami­liales tandis que Gaël Monfils reste une inconnue inex­pli­cable. Quant à Richard Gasquet et Gilles Simon, leur niveau est bien loin de ce qu’il était avant. Reste aussi à savoir quelle paire de double choisir, Nicolas Mahut reste soli­de­ment attaché au poste alors que son asso­cia­tion avec Pierre‐Hugues Herbert n’a pas toujours eu les résul­tats escomptés, là où celle avec Julien Benneteau a permis aux Tricolores de l’emporter plus tran­quille­ment contre la Grande‐Bretagne et sa très bonne équipe de double. Tant d’énigmes qu’il faudra résoudre dans les cinq prochains mois, qui reste­ront quand même suspendu à une autre prin­cipal : la parti­ci­pa­tion de Novak Djokovic.