Après avoir écrasé l’épouvantail espagnol, les protégés de Guy Forget n’ont plus qu’une marche à gravir avant la finale de la Coupe Davis, et non des moindres. Même si la bête noire russe est évitée, l’adversaire argentin sera à prendre très au sérieux. La France a l’avantage du terrain, mais devra se méfier des sud‐américains qui compteront beaucoup sur le talent immense de David Nalbandian, et bénéficieront peut‐être du renfort de Juan Monaco, voire très hypothétiquement du retour de Juan Martin Del Potro.
L’Argentine est une nation souvent bien placée, mais jamais gagnante en Coupe Davis. Comme les Pays‐Bas au football, l’Albiceleste a échoué lors de ses trois participations en finale, en 1981, 2006 et 2008. Attention tout de même, les sud‐américains se sont qualifiés tous les deux ans depuis 2006, où David Nalbandian avait apporté les deux points face à la Russie. Absent en 2008 et plus proche de la fin de sa carrière, l’Argentin n’a plus les jambes pour aller très loin en Grand Chelem, mais reste un joueur exceptionnel. Capable de battre n’importe qui et doué sur toutes les surfaces, Nalbandian sera l’atout numéro un des Argentins.
Jo‐Wilfried Tsonga l’a battu lors de leur seul match à Bercy 2008, Gaël Monfils mène 2–1 avec deux victoires sur dur pour une défaite sur terre. Il semblerait donc logique de disputer cette demie sur dur, d’autant plus que le numéro deux, qu’il s’agisse de Juan Monaco, actuellement blessé au poignet mais qui devrait être rétabli en septembre, ou Leonardo Mayer, devrait être un spécialiste de terre plus que de surface rapide. Quant à Juan Martin del Potro, de l’aveu même du capitaine argentin Tito Vazquez, « ce sera dur de l’avoir pour la demie parce qu’il a encore besoin de deux autres mois pour récupérer de ses blessures. Je ne sais pas s’il jouera à l’US Open et s’il ne joue pas à New‐York, soyons réalistes, ce sera dur pour lui de jouer en Coupe Davis la semaine suivante ».
Contrairement à son quarts face à l’Espagne, la France part cette fois‐ci légèrement favorite, si l’on en juge par le classement, mais le danger numéro un ne sera pas le n°27 Monaco, mais bien David Nalbandian, malgré son numéro 111 à l’ATP. Cependant le manque de garanties physiques apporté par les joueurs argentin combiné à l’avantage du terrain devrait permettre aux Français d’envisager ce rendez‐vous capital avec optimisme.
Publié le mardi 13 juillet 2010 à 09:51



