L’équipe de France se déplace en Autriche pour le premier tour de Coupe Davis le week‐end prochain. En conférence de presse ce mercredi à Vienne, Guy Forget, très optimiste parle de l’état d’esprit de son équipe, analyse ses points forts ainsi que ceux de l’équipe adverse, et en particulier du chef de file de l’Autriche, Jurgen Melzer.
Les numéros 1, 2 et 3 français sont absents pour blessure. C’est une nouvelle expérience pour cette équipe de France ?
« C’est un coup dur pour l’équipe. Malgré tout cela, on arrive quand même à présenter une équipe qui tient la route et qui sera, je le souhaite en tous cas, capable de battre cette équipe autrichienne. C’est un vrai coup dur, car la plupart des joueurs absents avait joué un rôle important lors de la campagne 2010, jusqu’à la finale. Maintenant, ce que j’ai dit aux joueurs, c’est qu’il faut voir cela comme une occasion, une opportunité de se faire remarquer, de marquer des points vis‐à‐vis du public, des copains et du sélectionneur aussi, pour la suite de la compétition ».
Est‐ce une équipe de France « bancale » ?
« Bancale non, c’est un peu sévère. C’est loin d’être le cas. Nous avons des joueurs qui font partie du Top 20, du Top 50 en double. Il y a beaucoup de nations qui, aujourd’hui, aimeraient avoir une équipe comme la nôtre. Maintenant, jouer à l’extérieur, contre Jürgen Melzer, un joueur extrêmement talentueux, contre Stefan Koubek, qui a figuré dans le Top 30 il n’y a pas si longtemps (NDLR : sa dernière apparition dans le Top 30 remonte à l’année 2000), cela peut être un match piège ».
Quel est l’état d’esprit de l’équipe de France à quelques heures de la rencontre ?
« Franchement, ça va. Il y a eu des petites choses dont on se serait tous passé parce que la rencontre est difficile. Et à un moment donné, on n’a pas envie d’être perturbé par rapport à cet objectif. Les garçons s’entraînent bien, même si on aurait aimé bénéficier de cinq ou six jours d’entraînement supplémentaires sur terre battue. Mais compte tenu des forfaits des uns et des autres, on a vraiment optimisé notre préparation. Après, c’est la valeur des joueurs qui va faire la différence. Il va falloir être fort et assurer sur le terrain ».
Vous êtes dans votre bulle après les petites turbulences ?
« On n’a pas le choix. Aussi bien les joueurs que le staff, on traverse parfois des moments euphoriques, ou difficiles, comme à Belgrade à la fin de l’année dernière, alors que l’on était tout près de la victoire. C’est une nouvelle saison qui commence, avec son lot de problèmes, de blessures. Malgré tout, l’objectif reste le même : gagner des points. Après, on peut écrire tout ce que l’on veut, mais ce qui nous importe, c’est ça ».
Si l’équipe de France s’en sort ce week‐end, cela voudra sans doute dire que Gilles Simon aura ouvert son compteur en Coupe Davis. C’est important pour lui, est‐ce la clé de cette rencontre ?
« De toute évidence, oui. Aujourd’hui, c’est le leader de cette équipe, le joueur le mieux classé. On attend tous beaucoup de lui sur ses deux matches en simple. Quand on est le mieux classé, on est le joueur qui doit rapporter les points. Mais les autres garçons qui composent l’équipe auront également un rôle très important à jouer. On connaît les données du problème. A nous d’être bon sur le terrain ».
Un mot sur Jürgen Melzer, l’homme à battre de ce premier tour…
« On l’avait affronté avec l’Autriche en 2000, en match de barrage. A l’époque, c’était déjà un joueur talentueux, mais il avait encore beaucoup de lacunes dans son jeu. Depuis, il a pris une autre dimension. Physique d’abord. Il est beaucoup plus constant, moins friable mentalement. C’est un gaucher qui a un énorme coup droit. Il sert bien. C’est un bel athlète. Il sera difficile à manœuvrer sur terre battue, chez lui, devant son public. Pour autant, il n’est pas imbattable. Il aura beaucoup de pression à supporter. Il sait très bien que son équipe attend de lui qu’il remporte ses deux points en simple. C’est le gros morceau de cette équipe autrichienne ».
D’autant qu’il pourrait jouer également en double…
« Ce matin, c’est Knwole et Marach qui s’entraînaient ensemble… Les Autrichiens se préparent à toutes les éventualités. Dans le cas où Melzer serait amené à jouer un match très long vendredi, je ne sais pas si le capitaine autrichien prendrait le risque de l’aligner en double. En revanche, si son simple de vendredi est très court, il jouera probablement en double, car c’est le meilleur joueur de double autrichien ».
Publié le mercredi 2 mars 2011 à 18:01



