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Gilles Simon sur Gaël Monfils, nommé capi­taine de l’équipe de France : « Je pense qu’on oublie un peu toutes ces choses‐là »

Totalement inat­tendue, la nomi­na­tion de Gaël Monfils au poste de capi­taine de l’équipe de France de Coupe Davis suscite énor­mé­ment de réac­tions, et pas forcé­ment posi­tives, à l’image de celle du jour­na­liste Benoît Maylin : « Lui qui a posé un paquet de lapins lorsqu’il était sélec­tionné. Qui n’a même pas le diplôme d’Etat, obli­ga­toire pour la fonc­tion. Qui devait bosser dans la finance… Est‐il vrai­ment le plus légi­time à ce poste ? »

Présent ce samedi au Rolex Paris Masters, aux côtés du président de la Fédération Française de Tennis (FFT), Gilles Moretton, Gilles Simon, direc­teur de la haute perfor­mance du tennis fran­çais, a défendu son ami et justifié ce choix devant les jour­na­listes. Des propos rapportés par L’Équipe :

« Alors, ce n’est pas comme s’il avait quitté le circuit il y a très long­temps. Ce n’est pas comme s’il ne connaît pas abso­lu­ment tous les joueurs étran­gers du circuit étranger et nos joueurs évidem­ment, aussi. Donc si la ques­tion c’est de savoir s’il est à jour et s’il sera à jour de ce qui se fait, bien évidem­ment qu’il le sera. Je pense que c’est quelque chose qui lui tenait à coeur, plus que ce que vous pouvez penser ou imaginer. L’équipe de France est très impor­tante pour lui. Il a honoré énor­mé­ment de sélec­tions (12 victoires en 13 matches en simple, succès lors de sa seule sélec­tion en double). Il a souvent été là quand on a joué les finales (présent lors des défaites en Serbie en 2010 et contre la Suisse en 2014, absent de la victoire face à la Belgique en 2017 et du revers contre la Croatie en 2018). Il a performé à un niveau en Coupe Davis… Moi, je n’ai pas vu d’autres joueurs performer à ce niveau‐là de ma géné­ra­tion. Battre des Ferrer (en 2010), des Federer (en 2014). Et je pense qu’on oublie un peu toutes ces choses‐là. Toujours dispo­nible aussi pour les Jeux Olympiques (quart‐finaliste à Pékin et à Rio en simple), qui étaient des objec­tifs pour lui. Le maillot est très impor­tant pour lui. Et bien évidem­ment, il connaît tout le monde. Il est sur le circuit depuis toujours et il sera prêt. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.