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Guy Forget : « Tous les joueurs affichent une formidable envie de bien faire »

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Guy Forget a retenu Richard Gasquet, Michaël Llodra, Gaël Monfils, Gilles Simon et Arnaud Clément comme cinquième joueur – rempla­çant pour la demi‐finale France – Argentine. Le capi­taine a expliqué ses choix dans une longue inter­view. Extraits.


Julien Benneteau et Jo‐Wilfried Tsonga ne sont pas « aptes » pour cette rencontre ?

Julien Benneteau est en effet « out » pour au moins quatre à six semaines. Quant à Jo‐Wilfried Tsonga, il recom­mence à jouer seule­ment main­te­nant, tout douce­ment, donc cela fait trop juste pour cette rencontre.


Vous avez appelé Arnaud Clément en tant que cinquième joueur. Pour quelles raisons ?

Il fait partie des garçons qui ont de l’expérience. Il a égale­ment bien joué à l’US Open. C’est un joueur dont je peux avoir besoin pour disputer un double impor­tant. Je n’ai pas encore arrêté mes choix concer­nant les joueurs de simple et les joueurs de double. Mais je sais qu’Arnaud est un très bon élément qui peut rendre de gros services.

En dépit des bles­sures, les résul­tats d’ensemble des joueurs fran­çais à l’US Open ont dû vous rassurer ?

Oui, bien sûr. Le fait de voir Gaël bien jouer, de revoir Richard de nouveau proche de son meilleur niveau, Arnaud et Gilles qui jouent de mieux en mieux, ce sont des points très posi­tifs. Sans oublier tous les autres.


Michaël Llodra a véri­ta­ble­ment changé de dimen­sion ces derniers mois. On a l’impression qu’il a gagné en confiance, qu’il a pris beau­coup de volume. Est‐ce un véri­table atout pour l’équipe ?

Bien sûr que c’est un vrai atout ! On va avoir besoin de lui. Il peut apporter beau­coup à l’équipe.

Que pensez‐vous de Gaël Monfils et de son match face à Richard Gasquet à l’US Open ?

C’est un match qui n’était pas simple pour les deux et c’est Gaël qui a joué le mieux les points impor­tants. Cela s’est joué à pas grand‐chose. Contrairement à souvent, c’était un bon match franco‐français. Gaël méri­tait sa victoire. Maintenant, face à Djokovic en quart de finale, c’est un beau chal­lenge. J’espère qu’il se quali­fiera pour les demi‐finales et qu’il arri­vera en retard pour notre stage !

Julien Benneteau étant absent, vous allez devoir revoir votre équipe de double. Avez‐vous déjà une forma­tion en tête ?

Non, pas encore. On va en parler entre nous. Je vais mettre en place des séances d’entraînement spéci­fiques afin de déter­miner l’équipe qui me donnera le plus de garan­ties, qui me rassu­rera le plus.

A l’instar de l’équipe de France, l’Argentine n’est pas épar­gnée par les bles­sures : Del Potro est toujours absent ; Monaco vient tout juste de reprendre lors de la tournée améri­caine après une longue absence ; Schwank et Nalbandian se sont fait peur à l’US Open…

Nalbandian sera leur chef de file. Schwank et Zeballos sont en quart de finale à l’US Open en double, je pense donc que ce sera leur équipe de double. Maintenant, je ne sais pas qui sera leur deuxième joueur de simple. Ce sera peut‐être Monaco, mais c’est diffi­cile à dire aujourd’hui.

En début de tournée améri­caine, le niveau de jeu de Nalbandian était très impres­sion­nant. Il semble un peu moins bien aujourd’hui. Est‐ce aussi votre avis ?

Il a un peu mal à la cheville. Et j’ai l’impression que lors de son dernier match contre Fernando Verdasco (NDLR : en huitièmes de finale à l’US Open), il n’a pas vrai­ment joué. Il a un peu laissé filer. Etait‐ce pour s’économiser pour la demi‐finale de Coupe Davis ou parce qu’il n’était pas bien physi­que­ment ? Je ne sais pas.

Niveau forme, comment trouvez‐vous vos propres joueurs ?

Je les trouve bien, ils sont pas mal en ce moment. Après, j’espère que la magie de Lyon va opérer !


Lyon juste­ment, c’est plutôt un bon souvenir pour vous…

Oui, c’est un très bon souvenir. Maintenant, je ne pense pas à ça. Ce sera sans doute pour le public un moment excep­tionnel, parce que l’équipe de France n’était pas revenue à Lyon depuis la victoire de 1991. J’espère qu’on sera capable de profiter de tout ce que le public nous apportera.


L’équipe de France va disputer sa première demi‐finale depuis 2004. Quand on est aussi près de la finale, y pense‐t‐on déjà ou s’interdit-on d’y penser ?

Quand on a joué contre l’Espagne en quart, c’était comme si c’était déjà une finale. Toutes les rencontres de Coupe Davis, d’une manière géné­rale, sont des finales avant la lettre. On a battu l’Espagne qui était tenante du titre. Maintenant, on sait aussi que tout peut se produire sur une rencontre et on est très vigi­lants, parce qu’on est conscients qu’on peut passer à la casse­role. On a battu l’Espagne, on peut battre l’Argentine, et c’est la succes­sion de victoires qui permet de remporter le Saladier. Les joueurs ont gagné en expé­rience, en matu­rité, sont plus complets aujourd’hui et apportent sur les rencontres beau­coup plus de fiabi­lité qu’il y a deux ans. Tous affichent un remar­quable état d’esprit et une formi­dable envie de bien faire.


N’est-ce pas une rencontre piège, après votre très belle victoire face à l’Espagne ?

On sait qu’on peut perdre contre des équipes moins fortes. On a d’ailleurs failli perdre contre les Pays‐Bas l’an passé. Tous les matches sont difficiles.


Quand avez‐vous prévu de vous retrouver ?

Comme à chaque fois, on va se retrouver samedi matin à Paris, et on partira à Lyon dimanche soir.