
Ce week‐end, la France affronte la Canada pour le compte du premier tour de la Coupe Davis version 2012. Sur le papier, les Bleus partent favoris face à des Canadiens qui reviennent dans le groupe mondial pour la première fois depuis 2004. Mais la bande à Tsonga devra se méfier du talent de Raonic et de l’expérimenté Nestor dans une enceinte de Vancouver acquise à leur cause. Présentation.
Les mots du Capitaine
« J’attends beaucoup de mes joueurs cette année. Peut‐être plus qu’auparavant, en termes de responsabilité, d’expérience, d’engagement, d’investissement. Ils sont arrivés à maturité. J’espère donc que, lors de cette campagne 2012, on ne perdra pas de temps, on ne fera pas des erreurs de débutants. » En 2012, il n’y a plus de round d’observation. L’équipe est en place. Les joueurs sont les mêmes ou presque depuis trois ans. La bande à Jo connaît Guy et les Bleus savent que leur capitaine entame sa 14ème et dernière année à la tête de l’équipe de France. Une saison forcément particulière pour Forget qui souhaiterait conclure cette expérience en beauté. Et soulever, après 2001, un deuxième saladier d’argent en tant que Capitaine avec la génération Tsonga, Monfils, Gasquet, Simon, Llodra, Benneteau. Une génération prometteuse à qui l’on prédit la victoire finale depuis trois ans déjà. Il faudra d’abord passer l’obstacle Canada, pays que les Tricolores n’ont plus affronté en Coupe Davis depuis 1966.
La forme des Bleus
Ils sont quatre à faire partie du voyage. Une surprise puisque Forget a l’habitude de convoquer cinq joueurs. Gasquet et Simon sur la touche, seuls Tsonga, Monfils, Benneteau et Llodra défendront les couleurs à Vancouver. Espérons que ce choix ne s’avère pas trop risqué car Monfils est d’ors et déjà forfait pour le premier simple de vendredi. Blessé au genou à Montpellier, Gaël est tout de même espéré pour un des simples de dimanche. S’il y a enjeu. Dommage pour La Monf qui reste sur deux finales à l’Open Sud de France et à Doha. Un jeu offensif en place et des prestations convaincantes malgré un Open d’Australie décevant. Monfils en retrait, c’est donc Benneteau qui affrontera Raonic, vendredi. Le Bressan est en forme. Oubliés les pépins physiques du premier semestre 2011, Bennet’ monte en puissance et effectue un très bon début de saison avec une finale à Sydney et un troisième tour à Melbourne. Des résultats qui lui permettent d’approcher son meilleur classement (32ème en juillet 2010).
En toute logique, Jo, numéro un Français, sera le decond joueur de simple. Suite à l’énorme fin de saison dernière, on attend beaucoup de Tsonga cette annnée. L’année de la confirmation. Le leader de l’équipe de France a déçu en Australie mais affiche déjà un nouveau titre à son palmarès avec une victoire à Doha. Enfin Mika qui fait figure d’ancien – il a débuté la Coupe Davis en 2002 – sera le taulier du double dont il est une valeur sûre. En 2011, Llodra remporte quatre titres avec son compère Zimonjic et les deux hommes atteignent les huitièmes de finales lors du premier Majeur de la saison 2012.
Les performances face aux Canadiens
Difficile de juger car les confrontations entre les Bleus et les Canadiens se comptent sur les doigts d’une main. Mais la tendance est favorable à l’équipe de France. Hormis Llodra, battu trois fois en simple par Raonic l’an dernier, les autres Tricolores se sont toujours imposés sur le circuit. Du moins par deux fois et face à Milos Raonic seulement. Benneteau bat le numéro un Canadien à Bercy en 2011, en trois sets accrochés, 6–7(5) 7–6(5) 6–4. Quant à Monfils, il s’impose en demi‐finale à Stockholm, là aussi en trois sets, 6–7(6) 6–4 6–3, la saison dernière. Enfin, pour Tsonga, il s’agit d’une grande première puisque le Manceau n’a pas disputé le moindre match que ce soit face à Raonic, Pospisil, Nestor ou Dancevic. Vigilance requise conseillée, histoire d’éviter les mauvaises surprises.
Le Canada
Une nation dont on n’est pas habitué à voir dans le groupe mondial. Les Canadiens font leur retour parmi l’élite pour la quatrième fois ces vingt dernières années, après trois brèves apparitions en 1991, 1992 et 2004. Des retrouvailles avec les meilleures équipes de monde notamment dues aux performances des jeunes Milos Raonic (29ème) et Vasek Pospisil (115ème). Ce dernier est le moins connu des deux. Moins dangereux, il répète encore ses gammes sur le circuit Challenger. L’an dernier, Pospisil passe un tour à l’US Open après qualifications et bat John Isner à Valence. Par contre, le jeune Canadien reste sur une contre performance face à Rufin au premier tour, à Montpellier.
En ce qui concerne Milos Raonic, il est la révélation de la saison 2011. Le joueur de 21 ans passe de la 156ème place mondiale au Top 30 en un an en s’adjugeant deux titres au passage, à San Jose et à Chennai, il y a quelques semaines. Originaire du Montenegro, Raonic fait partie des grands espoirs du tennis mondial. 1m96, un service surpuissant et une certaine pression pour celui qui va porter les espoirs de tout un peuple sur les épaules. Enfin Daniel Nestor ou la touche expérience de cette équipe. Classé 3ème en double à l’ATP avec 72 titres acquis sur le circuit, Daniel Nestor est une référence en la matière. A presque 40 ans, il sera chargé d’épauler et d’apporter sa vision du jeu à Frank Dancevic (178ème à l’ATP) qui devrait l’accompagner en double.
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Canada‐France : le programme de vendredi
Publié le vendredi 10 février 2012 à 13:12


