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La grande première

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Gilles Simon et Gaël Monfils seront lancés dans l’arène en simple demain. En jeu, deux points capi­taux pour cette finale de Coupe Davis. Les deux amis d’en­fance le savent, jamais encore ils n’ont disputé de match de cette impor­tance là.


Gaël Monfils

« J’appréhende cette rencontre à la fois très bien et très mal. Très bien car je me suis bien préparé et je me sens bien. Et très mal parce que menta­le­ment c’est très dur. J’ai beau­coup de mal à être tran­quille, à ne pas avoir trop de pres­sion. J’ai envie de bien faire. J’espère que je n’aurais pas envie de trop bien faire juste­ment. Je me pose beau­coup de ques­tions. Mais en même temps, cela me fait « kiffer ». Je suis en panique. Cela ne m’arrive pas souvent. Je ne dors pas énor­mé­ment. Je pense au match, c’est incroyable. Cela ne m’arrive jamais. J’essaye de réflé­chir tactique. D’habitude, je ne réflé­chis jamais à ça, et là je le fais. En même temps, je me sens bien. A moi d’être plus fort que ça. Il faut surtout que je me fasse plaisir. Car si je me fais plaisir, je ferai plaisir à l’équipe de France et à nos suppor­ters. J’espère que je vais bien jouer pour ramener ce premier point qui est impor­tant. Le maillot bleu pèse lourd et demain, il pèsera encore plus lourd après la Marseillaise. »

Gilles Simon

« J’étais venu à Toulon car j’avais le senti­ment que c’était un groupe de joueurs qui allait faire gagner l’équipe de France. Aujourd’hui, on en a la preuve. C’est impor­tant, même si on ne joue pas une rencontre de se sentir concerné, de voir les autres et de s’imprégner de l’ambiance. A l’arrivée, je serai sur le court demain en finale. J’ai eu une année diffi­cile, surtout en début de saison. Je suis de mieux en mieux sur la fin. J’espère être en mesure demain de réaliser l’exploit de battre Novak Djokovic. Je n’ai rien à perdre. Tout le monde s’attend à ce qu’il gagne. C’est normal car il est n°3 mondial et il a de grosses réfé­rences. Cela va être un match extrê­me­ment diffi­cile à gagner. Mais je n’ai pas de pres­sion. Quand je joue contre un joueur aussi fort, je sais qu’il faut que je joue mon meilleur tennis. Je n’ai pas besoin de calculer. »