
La Coupe Davis, ça reprend ce week‐end ! D’un côté la lutte pour la survie dans le Groupe Mondial avec les barrages, de l’autre, deux places en finale à pourvoir. Bien loin des considérations personnelles qu’impliquent les tournois individuels tout au long de l’année. Ce week‐end, c’est le collectif qui prime.
Des drapeaux qui s’agitent. Des hymnes nationaux qui résonnent. Des joueurs du Top 10 portent les mêmes couleurs que des joueurs au‐delà de la centième place. Mais aussi les espoirs de tout un peuple. C’est un peu ça, la Coupe Davis. Et ça reprend dès demain, amoureux de la balle jaune ! Alors bien évidemment, la France ne sera pas au programme. Eliminée par les Etats‐Unis à Monte‐Carlo, l’équipe des mousquetaires ne pourra pas tenter d’obtenir la 17e finale de son histoire. Elle n’aura pas non plus à disputer de barrages, sa place étant déjà assurée dans le Groupe Mondial. Alors que nous reste‐t‐il à nous mettre sous la dent ?
Probablement un peu de suspense. En effet, comme souvent, la compétition pâtira de certaines absences. Certains préférant privilégier leur carrière individuelle, d’autres s’étant blessés. On compte parmi eux Rafael Nadal, le grand absent pour l’Espagne qui affrontera les Etats‐Unis à domicile. Blessé, le majorquin ne pourra pas tenter de défendre son titre. Ce ne sont pas les Américains qui s’en plaindront. Du côté de l’Argentine, un Del Potro diminué et l’absence de Nalbandian pourraient aussi profiter à la République Tchèque, finaliste en 2009. Bref, ces demi‐finales s’annoncent plutôt équilibrées, et ce serait s’avancer que de prédire les futurs finalistes.
Mais cette Coupe Davis respire aussi la fraîcheur. Oui, cette fraîcheur qui foulera la terre battue argentine. Là où Del Potro va faire preuve dès demain d’un sens du dévouement rarissime. Annoncé comme forfait, l’Argentin a décidé qu’il en était autrement. Par amour de son pays, tout simplement. « Je serai là pour les supporters. Le médecin Richard Berger m’a dit que j’avais besoin de repos pour guérir, mais je me reposerai plus tard. C’est formidable de pouvoir jouer ici, je vais faire cet effort pour les supporters et donner mon maximum ». Un état d’esprit rare dans un sport individuel, alors que l’Argentine cherchera à goûter de nouveau à la finale. Roger Federer aussi a décidé de venir filer un coup de main à l’équipe Suisse. Elle qui joue sa place dans le Groupe Mondial ce week‐end face aux Pays‐Bas. Histoire d’aider les copains. Lui qui a pourtant si souvent boudé cette Coupe Davis. Peut‐être s’imagine-t-il qu’il est enfin temps d’y jouer sa chance à fond, lui qui a déjà tout gagné en solo ? Une mentalité qui anime aussi Lleyton Hewitt. Enfin, Lleyton, ça l’a un peu toujours animé cette Coupe Davis, lui qui l’a remportée en 2003 avec l’Australie. Mais la plus célèbre casquette à l’envers du circuit veut surtout emmener son équipe au dans le gotha planétaire une dernière fois avant de raccrocher. « Je ne sais pas combien de temps je vais encore pouvoir jouer pour l’équipe, mais j’adorerais jouer à nouveau dans le Groupe Mondial, au moins une dernière fois ».
Pourvu que tu ne sois pas le dernier à penser de cette manière, Lleyton. Par respect pour ce bon vieux Davis. Et pour préserver l’intérêt de sa création.
Publié le jeudi 13 septembre 2012 à 14:26


