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La quête des Bleus

C’est le grand jour. Après deux semaines de prépa­ra­tion inten­sive, la France part à la conquête de son dixième Saladier d’Argent face à la Belgique. Trois ans après l’échec face à la Suisse, les Bleus de Yannick Noah affrontent la Belgique qui dispute sa deuxième finale en trois ans. Et c’est Lucas Pouille, le régional de l’étape, qui se char­gera de lancer les hostilités.

Une finale entre amis

« Il y a la guerre, puis le verre de l’amitié. » Lucas Pouille résume parfai­te­ment son affron­te­ment à venir face à David Goffin. Amis dans la vie (ils parti­ront en vacances ensemble après la finale), les deux hommes vont se déchirer pour leur pays en ouver­ture de finale de Coupe Davis. Malgré un histo­rique en faveur du Tricolore avec trois victoires en trois confron­ta­tions (toutes dispu­tées en 2016), le Belge part comme le grand favori de la rencontre. Septième joueur mondial, le Liégeois sort d’un parcours excep­tionnel au Masters avec une place de fina­liste et des succès sur Rafael Nadal et Roger Federer. Rien que ça. Autant dire que le leader des Diables Rouges aborde cette finale avec une confiance au maximum.

L’œil de notre consul­tant, Olivier Delaitre :

« Goffin peut se tendre sur certaines situa­tions, mais s’il est dans la même dyna­mique qu’à Londres, il sera très dur à battre. L’inconnu sera sa capa­cité à tenir cinq sets. Si Pouille parvient à le faire bouger et à faire durer, le match pourra tourner. »

H2H :

Général : Pouille 3 – 0 Goffin

Indoor : Pouille 1 – 0 Goffin

Tsonga veut oublier le passé

Jo‐Wilfried Tsonga, lui, a un compte à régler avec les finales de Coupe Davis. Absent en 2010 en raison d’une bles­sure au genou gauche, il avait stoppé sa finale 2014 après sa défaite face à Stan Wawrinka à cause d’une contrac­ture au bras droit. Inutile de rappeler le psycho­drame qui s’en était suivi et la commu­ni­ca­tion chao­tique qui allait avec. Aujourd’hui, le Manceau aborde l’événement diffé­rem­ment et surtout en pleine posses­sion de ses moyens : « Ce que j’ai vécu en 2014 n’était pas la meilleure confi­gu­ra­tion. Cela ne me ressem­blait pas, je n’étais pas dans mes baskets. Cette année, j’y suis et ça change beau­coup de choses. » Lui aussi affronte un ami avec Steve Darcis : « On a presque grandi ensemble puisque l’on se connaît depuis l’âge de 13 ou 14 ans. Au moment des photos lors du tirage au sort, je lui ai dit : « Qui l’eût cru qu’on se joue­rait en finale de Coupe Davis ? ». »

L’œil de notre consul­tant, Olivier Delaitre :

« Jo est logi­que­ment au‐dessus ! S’il parvient à bien servir, Darcis aura vrai­ment du mal. L’autre donnée impor­tante sera le résultat du match de Goffin. S’il perd, Darcis ne sera pas vrai­ment dans de bonnes dispositions. »

H2H :

Premier affrontement

De votre envoyé spécial à Lille.

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.