Dans quelques heures débutera le quart de finale de Coupe Davis opposant la France à l’Espagne. A la veille de la rencontre, tout semble encore très calme. Et pourtant, l’heure approche…
10 heures. Michael Llodra et Julien Benneteau s’échauffent sous les regards de Guy Forget et Lionel Roux. Au programme, frappes du fond, volées, et surtout service. On vise des cibles, on se lance des paris, on se défie, on impose des gages aux vaincus. Bref on se chambre dans une ambiance très détendue.
11 heures, place aux Espagnols. Les voix s’élèvent, le nombre des intervenants aussi. Pour un simple entraînement, tout le monde est là, tous en tenue rouge espagnol. Verdasco et Ferrer s’échauffent, puis font des points. A chaque coup droit dans le filet, à chaque volée ratée, les vociférations fusent. Un service de Ferrer prend la ligne, Verdasco peste. Son co‐équipier/adversaire fait de même après un revers trop long. Malgré tout, l’ambiance est bonne, l’armada ne présente aucun signe de doute ou d’inquiétude.
13 heures. Les deux équipes ont rendez‐vous à l’hôtel de ville pour le tirage au sort. Les officiels se succèdent au micro, le maire de Clermont‐Ferrand d’abord, suivi des présidents des Fédérations française et espagnole de tennis puis du président de l’ITF. Un petit tour face à la presse et c’en est finit des « obligations » de la journée pour les deux équipes.
16 heures. Gilles Simon se pointe sur le court central suivi de Guy Forget et Lionel Roux. On attend Gaël Monfils, s’imaginant que le Niçois va permettre au Parisien, titularisé en simple, de mettre les dernières choses en places. Mais pas de traces de Gaël pour le moment. Simon commence donc seul face à Forget. Ca frappe fort, ça se met des coups gagnants. 16h45, La Monf se pointe, écouteurs sur les oreilles, en mode « détente ». Après un rapide échauffement face à Gilles, on commence les points . Gaël est cool, tente des coups entre les jambes, pousse quelques « Allez » sur des beaux coups gagnants. A peine le temps de commencer un tie‐break, les Espagnols arrivent déjà. La Monf finit par quelques missiles au service, histoire de se dérouiller l’épaule, et laisse sa place à l’armada. Pour un avant‐dernier entraînement avant le grand match de vendredi, on ne pouvait imaginer atmosphère plus détendue.
17h30. Feliciano Lopez et Nicolas Almagro sont les deux Espagnols venus taper la balle en cette fin de journée. L’entraînement, si on peut l’appeler comme ça, débute par un match entre deux volleyeurs et deux joueurs de fond de court. Il se suivra par d’autres petits jeux de la sorte, jeux ressemblant aux animations du Club Junior sous les courts couverts lorsqu’il pleut le mercredi après‐midi. Albert Costa tient le panier de balles, engage et compte les points. Ses joueurs hurlent, discutent le score, Almagro peste, casse sa raquette puis rigole à nouveau. Une heure et demie de défoulement collectif plus tard, les Espagnols quittent un court encore parsemé de balles non ramassées. Et demain, c’est déjà le jour‑J. Nul doute que l’ambiance n’aura pas grand chose à voir avec celle de cette journée.
En direct de Clermont‐Ferrand
Publié le jeudi 8 juillet 2010 à 22:25



