Cette semaine, les observateurs du circuit masculin n’ont qu’un nom à la bouche : « Coupe Davis ». Du côté des Tricolores on se déplace outre‐Rhin, à Francfort, pour y affronter des Allemands dans des conditions plutôt particulières. Lumière sur une rencontre déjà décisive.
C’est donc ce week‐end que la ville de Francfort accueillera la rencontre de Coupe Davis entre la France et l’Allemagne. Un premier tour déjà décisif, qui permettra aux vainqueurs d’entrer plein pot dans la compétition. En premier lieu, les Tricolores devront se frotter à des Teutons revanchards, éliminés en quarts de finale par nos Bleus l’an passé. La rencontre avait été extrêmement serrée, livrant son dénouement lors du cinquième et dernier match seulement. Et ce n’est pas Arnaud Clément, capitaine des Bleus, qui a avancé le contraire aujourd’hui en conférence de presse : « L’année dernière, on avait eu beaucoup de difficultés contre cette équipe à Nancy. On était même passé tout près de la sortie. » Cette fois‐ci, les débats risquent d’être différents, que ce soit du côté des conditions de jeu ou de la composition de l’équipe germanique…
Des Allemands revanchards
La rencontre de ce week‐end présente en effet quelques particularités question conditions de jeu. La surface choisie pour accueillir les matches au sein de la Fraport Arena est rapide, très rapide. Elle possède un indice de quatre sur cinq selon le barême fourni par l’ITF. Un paramètre forcément relevé par les joueurs, Gilles Simon en tête : « Hier, on a trouvé le court très rapide. On ne s’attendait pas à ça, mais il nous reste encore quelques jours pour s’adapter aux conditions de jeu et arriver fin prêt vendredi. ». Loin de commencer à trouver des excuses, les Tricolores soulignent simplement que leur préparation est quelque peu différente de ce qu’ils ont l’habitude de connaître. Il faudra simplement s’adapter pour ne pas se retrouver perturbé dans trois jours.
Une surface très, très rapide
Enfin, afin de boucler notre tour d’horizon de ce premier tour de Coupe Davis, jetons un coup d’oeil à la composition de l’équipe d’Allemagne. Avec un nouveau capitaine depuis un mois en la personne de Michael Kohlmann, l’excitation grandit outre‐Rhin. Ce changement de à la tête de la sélection a également entraîné le retour du numéro un germanique, Philipp Kohlschreiber. N’ayant pas quitté le Top 30 depuis bientôt trois ans, le trentenaire sera un renfort de poids, qu’il ne faudra pas quitter des yeux à Francfort. « Cette année, ils ont le renfort de Kohlschreiber, qui n’avait pas joué l’an passé. C’est un joueur extrêmement solide. » a affirmé Arnaud Clément devant les journalistes. Benjamin Becker effectue également son retour dans cette équipe. C’est un joueur costaud. Cela va donc être une rencontre très difficile devant le public allemand cette fois. » Au moins, à la lumière des déclarations de la part du staff et des joueurs, on ne pourra pas targuer les Tricolores de s’être vus trop beaux avant ce premier tour face à leurs voisins et rivaux allemands. L’humilité et le respect sont une bonne chose, maintenant place à la soif de victoire et à la rage.
Publié le mardi 3 mars 2015 à 17:30



