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Les Bleus ne pouvaient pas espérer mieux

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L’équipe de France mène 2–0 face à la République Tchèque en demi‐finale de la Coupe Davis. Un scénario idéal auquel pour les Tricolores qui n’ont jamais été aussi proches de retrouver la finale de la compé­ti­tion après la finale de 2010. Mais méfiance, les Tchèques n’ont pas dit leur dernier mot.

Deux matches, deux victoires, six sets inscrits et aucun encaissé. Un bilan parfait pour les joueurs d’Arnaud Clément. Une situa­tion bien diffé­rente que celle de Nancy en avril dernier où les Français étaient rentrés au vestiaire le vendredi soir à 0–2 face aux Allemands en quarts de finale. A Roland‐Garros c’est tout l’inverse. Au‐delà du résultat, c’est surtout la manière qui a séduit les spec­ta­teurs du court Philippe‐Chatrier. En première ligne, la perfor­mance de Richard Gasquet face à Tomas Berdych. Le Biterrois a livré un match d’une maîtrise absolue sur terre battue et accompli de bout en bout. Que dire de Jo‐Wilfried Tsonga, qui a assumé plei­ne­ment son rôle de leader. Le Manceau n’a laissé aucune chance à Lukas Rosol, complé­te­ment étouffé et dépassé par la puis­sance du Français. Et le capi­taine, Arnaud Clément, a apprécié. « Je veux insister sur la perfor­mance de nos joueurs surtout. Richard a réalisé un grand match, battre Berdych avec la manière. On peut se dire que Berdych a fait un match moyen mais cela est dû au niveau de jeu de Richard ! Il lui avait déjà posé beau­coup de problème notam­ment sur terre et on l’a vu aujourd’hui. Un Richard en forme peut battre n’importe quel joueur du monde sur n’importe quelle surface. Je ne suis pas étonné en tout cas. C’est plus la manière, le fait que ça soit en trois sets secs qui peuvent surprendre. Mais on a pu voir qu’ils étaient proches parfois, il a été oppor­tu­niste et c’est très fort. »

Arnaud Clément : « La rencontre est loin d’être terminée »

Gare donc à la décon­cen­tra­tion. Mais ce n’est pas le genre de la maison. Les Bleus ont retenu la leçon de Nancy et se veulent prudents avant le double. Car ils savent dans quel état psycho­lo­gique se trouve les joueurs tchèques à l’issue de la première journée. « Ce sont des joueurs orgueilleux. Pour bien les connaître, ils vont arriver sur le terrain avec cet instinct de survie, celui que l’on a eu il y a peu de temps face à l’Allemagne. La rencontre est très loin d’être terminée et ce double va être très dur à gagner. Ils ont perdu un double sur 16, c’est une statis­tique incroyable. Mais nous aussi on aura nos atouts, nos joueurs, notre public. Ça risque d’être spec­ta­cu­laire et une grosse bataille. Les Tchèques vont réagir demain (samedi). » Désormais, les esprits trico­lores sont unique­ment tournés sur le double de samedi. Mais le capi­taine veut avant de prendre une quel­conque déci­sion une discus­sion à tête reposée avec ses joueurs. Car toutes les hypo­thèses sont encore possibles. « Il y avait ces deux matches du jour qui pouvaient être impor­tant pour la déci­sion de demain (samedi). Richard et Jo sont en très grande forme ils l’ont prouvés. L’option qu’ils jouent ensemble est toujours possible. On va laisser retomber un peu et discuter calme­ment ce soir avec les joueurs. Toutes mes cartes sont très bonnes. Il faudra choisir la meilleure, sans penser à dimanche. Il faudra mettre nos meilleures forces demain en double. »

De votre envoyé spécial, à Roland Garros

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A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.