Mika, comment as‐tu vécu ce double où tu étais très attendu ?
C’est vrai que je savais qu’il ne fallait pas que je me rate. Avec Richard, j’étais le joueur qui avait le plus de pression. Lui parce qu’il n’avait pas joué depuis longtemps, moi parce que je n’avais pas été très bon sur mes dernières apparitions. Car si on fait le bilan, le double en Serbie, je le gagne avec Arnaud mais c’est lui qui me porte. Puis contre Troicki je me fais éclater. Et en Autriche, je livre un match moyen, tant sur l’attitude que le niveau de jeu. Aujourd’hui, je savais qu’il y avait pas mal de regards attentifs sur moi, beaucoup d’attention autour de ma prestation. J’ai la chance de ne pas avoir trop mal joué dernièrement en double. J’étais donc assez serein sur mon niveau de jeu. C’est surtout l’attitude où je voulais être bon, pour simplement essayer de dégager quelque chose sur le court, d’être disponible. C’est quand j’ai cette attitude‐là que je fais la différence. Et là, par exemple, je me fais breaker à 5–5 au premier set. Je ne m’apitoie pas sur mon sort, je reste positif. Et derrière on fait un super jeu de retour pour égaliser…
Est‐ce qu’il est envisageable que tu joues plus souvent avec Jo sur le circuit pour que vous progressiez tous les deux ?
C’est difficile. Jo joue très bien en simple. Et cumuler simple et double, pour le faire régulièrement, je vous assure que ce n’est pas simple. Il y a des journées très dures. Alors sur quelques tournois, il est possible qu’on joue ensemble. Mais toute l’année c’est compliqué.
Qu’est-ce qu’il vous faut travailler tous les deux pour vous améliorer ?
Il y a plein de choses qu’on peut améliorer : le service, le retour, la position sur le court. Il nous faut plus de temps aussi. Là, on a tous les deux joué tard à Wimbledon, on est arrivé, il fallait se reposer, récupérer, s’acclimater à la terre battue. C’était difficile. Alors on s’est appuyé sur nos qualités de joueur de simple, on a essayé de beaucoup se parler, notamment sur les balles qui trainent et de revenir à des schémas très classiques. Tout n’est pas parfait. Mais on a un beau potentiel de progression. Il nous faut plus de temps. Mais dans l’ensemble, on a répondu présent aujourd’hui. On verra pour les prochaines fois.
De votre envoyée spéciale à Stuttgart
Publié le samedi 9 juillet 2011 à 17:22



