AccueilCoupe DavisLlodra : "On gagne en homme, on perd en homme"

Llodra : « On gagne en homme, on perd en homme »

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A l’issue de sa défaite, Llodra, bien soutenus par ses « potes » avait décidé de posi­tiver et de parler d’avenir…

Aujourd’hui, je suis tombé contre un joueur plus fort que moi tout simple­ment. On savait hier avec les copains que ce n’était pas fini, même en menant 2–1 après le double. On était bien, mais ce n’était pas fini et on le savait. Les Tchèques en savent quelque chose eux‐aussi. Ils avaient été dans la même situa­tion que nous en demi‐finale et ils avaient perdu. On est forcé­ment très, très déçus, mais cela n’enlève pas tout le boulot que l’on a accompli cette année. On a commencé à Toulon. On a donné le meilleur de nous‐mêmes à chaque rencontre. Je restais sur six matches sans défaite cette année en Coupe Davis, et voilà je suis tombé contre un grand Troïcki aujourd’hui. Je n’ai pas su trouver les solu­tions, il a été tout simple­ment plus fort que moi, du premier au dernier point. On est forcé­ment tous déçus. On éprouve forcé­ment des regrets, mais on peut être fiers de nous. On peut rentrer en France la tête haute. On a tout donné, les uns comme les autres. Ça se passe comme ça, c’est souvent la loi du sport. Comme on la chance d’être tous des potes, on est tous soli­daires, même dans la défaite. Comme disait « Jo », on gagne en homme, on perd en homme. On est une équipe. C’est souvent dans les défaites que l’on apprend et que l’on voit si un groupe est soli­daire. Aujourd’hui, on a démontré que l’on était une grande équipe même si on a perdu. On peut être fiers de nous. C’est vrai que Guy a su trouver les bons mots pour me récon­forter. Cela restera entre nous parce que ce sont des mots qui sont touchants aussi. Aujourd’hui, on est déçus, l’aventure s’arrête, mais on peut tous être fiers de nous. J’ai essayé de tout donner avec les armes que j’avais du moment, mais malheu­reu­se­ment, cela n’a pas suffi. J’aurais aimé être meilleur, faire un match mons­trueux, mais ça n’a pas été le cas. C’est la dure réalité du sport. Tu peux être bon un jour et moins bon le lende­main. Et même si aujourd’hui tout n’a pas été parfait, j’ai eu le mérite de m’accrocher du premier au dernier point et je pourrai me regarder dans la glace demain.Troïcki a su lire mon service incroya­ble­ment bien. Cela m’a bien perturbé. Je n’ai pas l’habitude d’affronter de tels relan­ceurs, qui retournent si bien tout au long d’une partie. C’est tout à son honneur d’avoir réussi un gros match aujourd’hui. L’an passé, on s’est serrés les coudes à Maastricht. Cette année, on a réalisé une grosse campagne. On a aussi subi les forfaits de « Jo », de « Bennet’ » qui peuvent être utiles dans ce genre de rencontres. Cette équipe a un gros poten­tiel, et je suis sûr que dans les années à venir, on arri­vera à le soulever ce Saladier d’argent.