AccueilCoupe DavisMannarino : "Quelque chose de dingue"

Mannarino : « Quelque chose de dingue »

-

Adrian Mannarino ou le héros du week‐end. Pour sa première sélec­tion, le Tricolore a apporté le troi­sième point syno­nyme de quali­fi­ca­tion pour les quarts de finale après un rude combat face à Robin Haase (4–6, 7–6(5), 7–5, 6–7(2), 7–5). En confé­rence de presse, « Manna » a fait preuve d’humilité.

Adrian, racontez‐nous votre week‐end…

C’était un week‐end un peu dingue. Je suis arrivé ici et c’était inat­tendu. J’ai eu une grosse décep­tion vendredi et heureu­se­ment, ça se finit bien ce soir (lire ce dimanche). Ce sont des émotions que je n’ai pas l’habitude de vivre tout au long de l’année. C’était un grand moment. C’était génial de partager ça avec le public, mes coéqui­piers. C’était super agréable à vivre.

Avez‐vous ressenti de la pres­sion quand vous avez servi pour le match au quatrième set ?

J’en ai eu un peu, c’est logique. On a toujours tendance à cogiter. Haase était encore plus concentré, c’était sa dernière chance. Il a un peu mieux joué, alors que depuis le début du quatrième, je dérou­lais tran­quille­ment sur mes jeux de service. Je me suis un peu tendu, j’ai réussi à rester très serein après la perte du quatrième. Yannick avait un discours très positif, ça m’a aidé à rester dans le match et avoir confiance en moi. Je me devais de tout donner. Ça se termine plutôt bien, car c’était un peu chaud. Ça se joue sur un ou deux détails qui auraient pu tourner en sa faveur. J’ai le mérite de bien m’accrocher.

Quelle saveur a cette victoire ?

Vanille cassis (rire) ! Non, sérieu­se­ment, je n’ai pas eu le temps de savourer tout ça. J’ai enchaîné avec la récu­pé­ra­tion. On va prendre le temps de bien savourer tout ça. C’est quelque chose de nouveau pour moi, de jouer en Coupe Davis, d’avoir mes coéqui­piers au bord du court qui me soutiennent, un capi­taine sur la chaise. C’était débous­so­lant vendredi, mais aujourd’hui (lire ce dimanche), c’était sympa à vivre. Je m’en souvien­drai longtemps. 

Il y a un goût de reviens‑y ?

J’aimerais… Après avoir vécu un tel week‐end, on a qu’une envie, c’est de conti­nuer. En France, nous avons énor­mé­ment de très bons joueurs et si on veut être sélec­tionné, il faut faire ses preuves dans les tour­nois. A moi de le faire. D’ici avril, il peut se passer beau­coup de choses, mais je vais tout faire pour.

Une telle victoire peut‐elle vous aider pour la suite de votre carrière ?

On verra. Il y a des points très posi­tifs à récu­pérer de ce match. Seul l’avenir nous le dira si cela a été un déclic ou si au contraire ça m’a mis dans le trou (rire).

Est‐ce l’une des plus belles victoires de votre carrière ?

Ça fait sans doute partie de mon top 5. C’était quelque chose de dingue sur le court. Je n’ai pas l’habitude de jouer sur les courts centraux avec une telle ambiance. Quand tu vas relancer, il y a encore le bruit des tambours ou des trom­pettes, tu n’es pas habitué à ça (sourire). Je n’avais pas fait le choix, il fallait faire avec. Malgré tout, s’il y avait tout ce bruit, c’était pour moi, en ma faveur. J’ai réussi éton­nam­ment à rester assez calme et serein.

De votre envoyé spécial à Albertville

Retrouvez gratui­te­ment et en inté­gra­lité le numéro 61, le dernier numéro de notre maga­zine GrandChelem… Bonne lecture !