Accueil Coupe Davis

Monfils : « Des choix agres­sifs sur cette surface »

38

Vainqueur de Philipp Kohlschreiber à Francfort, Gael Monfils a fait le break pour la France. Le Parisien a décrypté son match en confé­rence de presse, se montrant satis­fait de sa perf’ du jour. Il a égale­ment commenté la victoire de Gilles Simon sur Jan‐Lennard Struff, qui a mis les Bleus sur les bons rails. Extraits.

Gael, comment analyses‐tu cette victoire ? 
« J’ai fait un bon départ avec de gros services. J’ai essayé d’être agressif et de ne pas le laisser jouer. Sur ses services, j’ai sorti de bons retours en allant cher­cher la profon­deur, avec pas mal de spin. Je l’ai forcé à faire ce que je voulais. Dans le deuxième set, il y a eu une baisse de concen­tra­tion et j’ai mis plus d’in­ten­sité physique. Sur la fin, il a mieux joué par contre, mais je m’en suis sorti. »

Quelque chose à te repro­cher, un point à améliorer malgré la victoire ?
« Au début du match, j’aurais pu tuer le set. Mais je suis content, j’ai été solide. Il avait un bon jeu, il prenait les oppor­tu­nités et parfois et il était plus agressif. Il pous­sait, il tentait assez regu­liè­re­ment en fin de match. J’ai senti qu’il fallait que je sois solide et costaud. Il fallait que je prenne des choix agres­sifs sur cette surface. »

On imagine qu’at­tendre quatre heures et demie avant d’en­trer en piste ce n’est pas chose facile… Comment as‐tu géré cela ?
 » Oui, j’étais stressé nerveu­se­ment… Je me suis posé dans les vestiaires, j’ai mangé et un peu dormi. Puis je suis sorti regarder Gilles tran­quille­ment. Après, ça m’est déjà arrivé d’attendre long­temps comme cela. »

On t’a vu encou­rager, conseiller sans cesse Gilles quand tu étais en bord de court
« Ça n’est jamais simple c’est vrai ! On a envie de pousser quand on est au bord du terrain. Je suis revenu car je pense qu’il avait besoin de toute l’équipe, de sentir qu’on était derrière lui. Ça lui a fait du bien ! On était à fond avec lui, même si c’est vrai, on perd un peu de jus. Malgré tout, une fois le match fini, il y a une grande énergie qui arrive ! On sourit, on rigole. Quand Gilles est sorti du court il était hyper content et ça, ça n’a pas de prix. »

De votre envoyé spécial à Francfort

A propos de l’auteur

Clement Gielly

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.