Vainqueur de Philipp Kohlschreiber à Francfort, Gael Monfils a fait le break pour la France. Le Parisien a décrypté son match en conférence de presse, se montrant satisfait de sa perf’ du jour. Il a également commenté la victoire de Gilles Simon sur Jan‐Lennard Struff, qui a mis les Bleus sur les bons rails. Extraits.
Gael, comment analyses‐tu cette victoire ?
« J’ai fait un bon départ avec de gros services. J’ai essayé d’être agressif et de ne pas le laisser jouer. Sur ses services, j’ai sorti de bons retours en allant chercher la profondeur, avec pas mal de spin. Je l’ai forcé à faire ce que je voulais. Dans le deuxième set, il y a eu une baisse de concentration et j’ai mis plus d’intensité physique. Sur la fin, il a mieux joué par contre, mais je m’en suis sorti. »
Quelque chose à te reprocher, un point à améliorer malgré la victoire ?
« Au début du match, j’aurais pu tuer le set. Mais je suis content, j’ai été solide. Il avait un bon jeu, il prenait les opportunités et parfois et il était plus agressif. Il poussait, il tentait assez regulièrement en fin de match. J’ai senti qu’il fallait que je sois solide et costaud. Il fallait que je prenne des choix agressifs sur cette surface. »
On imagine qu’attendre quatre heures et demie avant d’entrer en piste ce n’est pas chose facile… Comment as‐tu géré cela ?
» Oui, j’étais stressé nerveusement… Je me suis posé dans les vestiaires, j’ai mangé et un peu dormi. Puis je suis sorti regarder Gilles tranquillement. Après, ça m’est déjà arrivé d’attendre longtemps comme cela. »
On t’a vu encourager, conseiller sans cesse Gilles quand tu étais en bord de court
« Ça n’est jamais simple c’est vrai ! On a envie de pousser quand on est au bord du terrain. Je suis revenu car je pense qu’il avait besoin de toute l’équipe, de sentir qu’on était derrière lui. Ça lui a fait du bien ! On était à fond avec lui, même si c’est vrai, on perd un peu de jus. Malgré tout, une fois le match fini, il y a une grande énergie qui arrive ! On sourit, on rigole. Quand Gilles est sorti du court il était hyper content et ça, ça n’a pas de prix. »
De votre envoyé spécial à Francfort
Publié le vendredi 6 mars 2015 à 22:07



