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Monfils en patron

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Gaël Monfils amène le deuxième point à la France, au bout de plus de trois heures de jeu contre Philipp Kohlschreiber (7–6(3), 7–6(5), 6–4). Un gros match, où la Monf’ a pris le dessus sur les points impor­tants.

Après le premier point amené par Richard Gasquet, vain­queur de Florian Mayer en cinq sets, Gaël Monfils se devait d’en rapporter un deuxième pour la France. Opposé à Philipp Kohlschreiber, le numéro un fran­çais n’a pas tremblé, même si son match a été presque aussi long que celui de Richie (3h02 pour Gaël, 3h36 pour Richard)! 

Pourtant, Gaël ne rentre pas tout de suite dans le match. Au point d’offrir son servir à l’Allemand à 2–1, sur trois grosses fautes de coup droit, et un superbe retour gagnant. Mais Monfils ne se décou­rage pas. Mené 30–0 sur le service à suivre, il claque un coup droit super­so­nique, le long de la ligne. Le voilà relancé, et il débreake dans la foulée. Derrière, les deux hommes tiennent leur service, tout en propo­sant de longs rallyes en fond de court. Gaël se procure bien 3 balles de break à 4–4, mais l’Allemand est impé­rial. Tie break, inévi­ta­ble­ment. A 4–3, Monfils attaque. Une montée à contre‐temps, un retour canon, et une première puis­sante, et la Monf’ empoche le premier set.

Avant de se décon­cen­trer. Et à l’entame de la deuxième manche, Philipp Kohlschreiber breake d’entrée. Et sauve deux balles de break derrière, pour le confirmer. Mais Gaël, comme pendant la première manche, se rebelle. Et obtient trois balles de débreak. Une seule suffira, pour revenir à 2–2. Mais Gaël joue à se faire peur. A 4–4, il se retrouve mené 0–40 sur sa mise en jeu. La Monf’ sort alors le grand jeu pour sauver quatre balles de break aux allures de balles de set. Des balles de set que Gaël ne convertit pas dans les deux jeux suivants. Et de nouveau, tie break… Et comme au premier set, Gaël accé­lère en milieu de tie break. Si l’Allemand sauve deux balles de set sur son service, Monfils envoie du lourd en coup droit, et gagne un deuxième set encore plus accroché que le précé­dent (une heure et vingt‐quatre minutes !).

Kohlschreiber en prend un coup, forcé­ment. A 2–2, la Monf’ se procure trois balles de break. Et sur une grosse faute en revers, l’Allemand perd son service. Derrière, Monfils sert le plomb pour se sortir d’un jeu compliqué, et confirme son break. Il inquiète même Kohlschreiber sur son jeu de service, mais ne réussit pas le double break. Qu’importe : un ace, deux services gagnants et une faute adverse plus tard, Gaël se retrouve à un jeu du match. Courageux, l’Allemand l’oblige à servir pour le match. C’est loin de faire peur à Monfils. Un grand coup droit décroisé, un ace, et le voilà à deux points du match. Derrière, Gaël joue l’intox sur un coup où il perd même sa raquette. Et ça marche ! Trois balles de match. Un ace suffira. Et le numéro sept mondial finit par s’imposer (7−6, 7–6, 6–4). La France mène 2–0, et peut passer en demi‐finales dès demain, si Jo‐Wilfried Tsonga et Michael Llodra devaient s’imposer en double.

A propos de l’auteur

David Calais

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.