

La finale de Coupe Davis n’a pas commencé que Yannick Noah a déjà surpris son monde en décidant d’aligner Jo‐Wilfried Tsonga, Lucas Pouille mais surtout Richard Gasquet et Pierre‐Hugues Herbert. Nicolas Mahut et Julien Benneteau ont donc été écartés à la surprise générale alors qu’ils s’entraînaient ensemble ces trois derniers jours. Le capitaine a tenté de livrer une explication.
Sur les raisons de son choix…
« L’idée était pour moi de choisir la meilleure équipe possible. J’avais jusqu’à hier soir (lire ce mercredi), j’ai attendu le dernier moment. Cela a été un choix difficile, les gars ont tous été bons. Le stage était d’un très bon niveau. Avec mon œil, mon équipe, Cédric (Pioline) et Loïc (Courteau) notamment, on a pris la décision hier (lire ce mercredi). Et maintenant, on fonce ! Tout le côté affectif, toutes les histoires, les palmarès, on met ça de côté. Il faut trancher en faisant abstraction de tout ce qu’il y a autour. »
Sur son choix de prendre Gasquet et Herbert…
« J’ai décidé de sélectionner les deux meilleurs joueurs de simple et la meilleure paire de double. Je ne rentre pas dans d’autres considérations. S’il avait fallu donner l’équipe jeudi dernier, Pierre‐Hugues était au lit avec un lumbago. J’ai la possibilité de choisir au dernier moment, donc toutes les informations que je peux avoir et surtout celles des derniers jours sont précieuses. Pierre‐Hugues était à la limite de la déprime lorsqu’il s’est blessé à Londres il y a quelques jours. Il a eu une réaction extraordinaire. Il joue vraiment bien et il est à mes yeux le meilleur joueur de double de l’équipe. C’est une bonne raison de les mettre, tout en sachant que s’il y a un problème pour les simples, Richard, avec sa forme, peut être une solution. »
Sur l’annonce faite à Mahut et Herbert…
« Je comprends votre envie d’aller au fond des choses. Maintenant, on joue la finale demain (lire vendredi) et je n’ai pas envie de parler de ceux qui ne sont pas là. Cela ne veut pas dire que je ne pense pas à eux, on aura l’occasion d’y revenir, mais maintenant on a un objectif : être prêt. C’est le côté difficile de mon job : quand tu vas voir un joueur pour lui dire qu’il n’y est pas, c’est dur… Il faut avoir du courage. »
De votre envoyé spécial à Lille.
Publié le jeudi 23 novembre 2017 à 16:15


