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Noah : « Paire a un profil intéressant »

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Au lende­main de l’annonce de la sélec­tion ibérique, Yannick Noah, via une confé­rence de presse télé­pho­nique, a expliqué ses choix pour la demi‐finale avec notam­ment la première convo­ca­tion de Benoit Paire.

Sur ses choix pour la demi‐finale…

« Mon premier choix était de faire venir Pierre‐Hugues (Herbert) mais il a de nouveau un problème aux ischios. Il a passé une IRM et il doit observer une période de repos de deux semaines, d’où le retour de Julien Benneteau. Il m’avait envoyé un message après son dernier match à l’US Open pour savoir s’il devait conti­nuer à s’en­traîner. Je lui avais dit qu’il pouvait se relâ­cher et puis fina­le­ment je l’ai rappelé ! Benoit (Paire) a un profil inté­res­sant par rapport à nos adver­saires. Il peut nous être utile. »

Sur la sélec­tion de Benoit Paire…

« Il a dit qu’il était motivé, qu’il était inté­ressé pour inté­grer le groupe. On a déjà eu l’occasion de discuter et d’échanger à plusieurs reprises. Je n’ai aucun doute sur son inté­gra­tion, cela ne m’inquiète pas. La seule chose qui m’inquiète, c’est le gaucher espa­gnol (sourire). »

Sur la demi‐finale face à l’Espagne…

« On s’attend à jouer l’équipe type de l’Espagne avec Nadal, Carreno Busta et leur équipe de double. Aujourd’hui, leur numéro 2, Carreno Busta est 12e mondial, donc meilleur que nous. De notre côté, on n’a pas une équipe type qui se dégage. Mahut et Benneteau tiennent la corde pour le double mais cela peut changer par rapport au premier jour ou à la prépa­ra­tion. On a diffé­rentes options. On a une belle carte à jouer et on va faire le maximum pour créer la surprise. En tout cas, je ne compte pas sur la fatigue de Nadal après l’US Open. »

Sur l’atmosphère par rapport à la réforme radi­cale de la Coupe Davis…

« La grande majo­rité du tennis fran­çais soute­nait l’épreuve dans sa version histo­rique. Pour la suite, on verra, on en parlera plus tard… Aujourd’hui, je mets toute mon énergie sur cette rencontre. On veut en profiter avec nos suppor­ters. Dans tous les débats concer­nant la Coupe Davis, il n’a été ques­tion que d’argent. On ne pouvait pas lutter. Tout était joué depuis longtemps. »

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.