AccueilCoupe DavisNoah : "Pouille montre l'exemple"

Noah : « Pouille montre l’exemple »

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Yannick Noah a décidé d’appeler Lucas Pouille, Adrian Mannarino, Jérémy Chardy, Pierre‐Hugues Herbert et Nicolas Mahut pour le quart de finale face à l’Italie à Gènes (6 au 8 avril). Comme à Rouen en avril 2017 (Gilles Simon était dans le groupe mais n’avait pas été titu­laire), la rencontre se fera sans les joueurs de la géné­ra­tion « Mousquetaires » (Tsonga, Monfils, Gasquet et Simon). C’est seule­ment la deuxième fois que cela se produit depuis 2005. Lors d’une confé­rence de presse télé­pho­nique, le capi­taine trico­lore a fait le point sur sa sélec­tion ainsi que sur la réforme radi­cale de la Coupe Davis. Morceaux choisis.

Sur ses choix pour défier l’Italie…

« Jo (Tsonga), Richard (Gasquet), Gaël (Monfils) sont blessés, à partir de là, le choix est simple. Le choix de Lucas (Pouille) est évident, Jérémy (Chardy) est encore en course à Miami et joue bien depuis le début de la tournée. Je garde un très bon souvenir de lui de Rouen l’année dernière. Son jeu s’adapte très bien à la terre battue. Pierre‐Hugues (Herbert) a bien commencé et Nicolas (Mahut) est très motivé pour faire une très bonne prépa­ra­tion. « Manna » est le numéro 2 fran­çais au clas­se­ment ATP, il joue sur terre battue exté­rieure depuis trois jours aux États‐Unis. »

Sur Lucas Pouille…

« Lucas s’entraîne dans le Sud depuis une semaine (à la Mouratoglou Tennis Academy). Cette année, Lucas a décidé de bien jouer dans les tour­nois du Grand Chelem, de monter au clas­se­ment et d’être présent en Coupe Davis. Il tient sa promesse. Je suis très touché de voir que mon numéro 1 montre l’exemple. »

Sur une sélec­tion par défaut…

« Si on regarde la sélec­tion de l’extérieur, les quatre joueurs qui ont mené l’équipe depuis dix ans sont absents. Est‐ce que j’aurais fait une autre équipe si tout le monde était dispo­nible ? A voir. Aujourd’hui, c’est la meilleure équipe possible. »

Sur les absents…

« Richard, il y avait une possi­bi­lité s’il avait pu se servir des 10 ou 15 jours entre son dernier match et la rencontre pour s’entraîner, mais là, il ressent encore des douleurs au genou. Il n’est pas prêt à s’entraîner. Gaël reprendra l’entraînement pendant la Coupe Davis. On a échangé avec Gaël et il n’y a pas grand‐chose à dire comme il est blessé. C’est souvent le même scénario avec Gaël. Au moment de la Coupe Davis, il y a toujours un souci. La première fois, c’est surpre­nant, main­te­nant j’ai l’ha­bi­tude. J’ai anti­cipé les choses quand j’ai vu qu’il se plai­gnait du poignet il y a quelques semaines. »

Sur la réforme de la Coupe Davis…

« Cette déci­sion me semble trop radi­cale, elle tue l’âme et l’essence de la Coupe Davis. Maintenant, les diri­geants ont été obligés de réagir car des joueurs ont oublié l’histoire de la Coupe Davis. C’est l’argent qui décide. Ce n’est pas la première fois que la Coupe Davis est menacée. A mon époque, McEnroe avait sauvé la compé­ti­tion parce que Connors et Borg ne la jouaient pas. La formule est bonne comme elle est. Si Nadal (présent avec l’Espagne pour le quart de finale) décide de la jouer, l’épreuve retrou­vera sa place dans le calen­drier. Mais est‐ce pas trop tard ? Je connais la Coupe Davis depuis plus de 30 ans et j’ai toujours aimé. L’année prochaine, ce sera diffé­rent. Il y a déjà eu des tenta­tives avec la coupe des nations à Dusseldorf, mais ça n’a pas duré. Pour moi, là, ce sera un peu le cirque. »

Sur l’Italie, l’adversaire des Bleus…

« L’Italie est une équipe dange­reuse avec des joueurs qui aiment la Coupe Davis. Fognini l’a montré au premier tour où il a été incroyable. Il aura à cœur de le faire chez lui. Le public va parti­ciper, c’est bien. Il y aura beau­coup de passion. »