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Pouille : « Appeler Federer, c’est peut‐être une solution »

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Lors de son point presse avec les radios à Gênes, Lucas Pouille a bien voulu exposer la stra­tégie qu’il voulait mettre en place pour défendre la Coupe Davis et forcé­ment, à un moment, il a fallu parler de Roger Federer.

La Coupe Davis repré­sente beau­coup pour toi, c’est une évidence…

C’est l’une des raisons pour laquelle j’ai aimé le tennis. Pour moi, cela a toujours été un rêve de gamin de jouer en équipe de France. Et ce n’est pas après trois ans de parti­ci­pa­tion à cette épreuve que j’ai envie qu’elle s’ar­rête. Je veux qu’elle m’ac­com­pagne durant toute ma carrière. J’ai passé des moments fabu­leux avec mes coéqui­piers et c’est pour cela que je suis aussi heureux de la jouer, je la place au même niveau que les tour­nois du Grand Chelem.

Ce week‐end illustre fina­le­ment parfai­te­ment l’es­prit de la Coupe Davis. Est‐ce que c’est un vrai pied de nez à la réforme proposée ?

Oui et cela dans toutes les rencontres je trouve. Quand on voit les équipes alignées ce week‐end, cela illustre bien la magie de cette compé­ti­tion et le fait qu’elle ne soit pas désuète. J’ai regardé un peu les images hier (lire ce samedi) du double entre l’Allemagne et l’Espagne c’était dingue, tout comme l’in­ves­tis­se­ment total de Marin Cilic avec la Croatie. Tout cela confirme que la Coupe Davis n’est pas morte.

Tu as donc décidé de t’in­vestir pour contrer le projet de réforme ?

J’ai surtout envie de connaître l’avis des joueurs et de les réunir. Car si on est une majo­rité à ne pas vouloir jouer cette « nouvelle » Coupe Davis, l’ITF ne pourra l’or­ga­niser. Après, je suis aussi conscient qu’il y a beau­coup d’argent à la clé dans la nouvelle formule et que cela peut avoir du poids.

Est‐ce que la solu­tion ce n’est pas d’ap­peler Roger Federer ?

Peut‐être mais Roger Federer ne jouera pas 15 ans, c’est la vérité. Avec tout le respect que j’ai pour Roger, et il sait que j’en ai énor­mé­ment, je dirai qu’il est plutôt sur la fin de sa carrière. Donc je ne sais pas si c’est à lui de prendre une déci­sion la‐dessus. Quand il a voulu la jouer, il a vécu des moments intenses. Je le sais puisque j’étais à Lille lors de la finale (de 2014). En tout cas, il ne pourra pas dire que ce n’est pas une compé­ti­tion magique. Finalement avec le recul, depuis que je vous réponds, c’est vrai que c’est peut‐être une solu­tion de l’ap­peler, il faut que j’y réfléchisse.

Donc tu es prêt à mener ce « combat » ?

En fait mon idée est d’avoir le maximum de joueurs pour en parler. Il y a aussi le board de l’ATP, je vais essayer de demander d’or­ga­niser un meeting sur un tournoi où nous sommes nombreux. Si cela se trouve, on ne sera que dix et la majo­rité sera pour la réforme. Mais bon, quand je vois Rafa hier (lire ce samedi) sur le bord du court, je me dis que…

Et si jamais Roger Federer t’in­vite à la Laver Cup, tu iras ?

Bien sur que oui, l’an dernier j’ai regardé j’ai trouvé ça énorme. Mais quoi qu’il arrive ce sera toujours la Coupe Davis qui sera prioritaire.

De votre envoyé spécial à Gênes

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.