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Pouille en patron

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Lucas Pouille a apporté le premier point pour la France dans le quart de finale qui oppose les Tricolores à la Grande‐Bretagne. Pour sa première en tant que numéro un fran­çais, le 17ème mondial n’a pas toujours paru relâché contre Kyle Edmund, mais il a fina­le­ment fait le job pour s’en sortir en trois manches 7–5, 7–6(6), 6–3 et 2h11 de jeu.

Et d’un pour les Bleus ! Lucas Pouille savait que remporter le premier point dans une rencontre de Coupe Davis était extrê­me­ment impor­tant voire primor­dial, et le Français ne s’est pas raté. Dans une Kindarena gonflée à bloc, c’est lui qui a le mieux commencé le match. Concentré et poing serré dès les premiers points du match, le protégé d’Emmanuel Planque en a alors profité pour faire le break dans le troi­sième jeu. Mais il ne fallait pas penser que Kyle Edmund allait aban­donner aussi faci­le­ment. Le Britannique a débreaké sur le jeu suivant, et a montré qu’il serait lui aussi présent dans ce quart de finale. Les deux joueurs ont ensuite tenu leur service assez faci­le­ment jusqu’à 5–5. L’Anglais parais­sait d’ailleurs un peu mieux que le 17ème mondial, qui n’ar­ri­vait pas tota­le­ment à se lâcher. Probablement la pres­sion d’une première titu­la­ri­sa­tion en tant que numéro un fran­çais. C’est alors que le natif de Grande‐Synthe a élevé son niveau de jeu, en pous­sant son adver­saire à la faute. Une tactique payante puisque Pouille a ensuite breaké à 5–5 pour conclure à 7–5 en 45 minutes de jeu.

Edmund n’a rien lâché…

Le Français a alors profité de cette fin de set pour se relâ­cher et enfin agresser vrai­ment le Britannique. Le premier break est de nouveau pour lui dès le début de la deuxième manche. On se dit alors que « la Pouille » va enfin dérouler contre son adver­saire, qui semblait complè­te­ment sonné après avoir perdu cinq jeux d’af­fi­lées. Mais le 47ème mondial a tenu grâce à son excellent service afin de ne pas sombrer et a ensuite, contre toute attente, refait son retard en débrea­kant dans le huitième jeu. Ce fut alors entre les deux hommes une partie tactique et mentale qui commen­çait à s’en­gager. Mais c’est fina­le­ment au tie‐break que tout s’est décidé. Alors mené 5–2 par le joueur d’ori­gine sud‐africaine, Le Tricolore a complè­te­ment renversé la vapeur pour s’ad­juger le deuxième set 7–6, 8–6 dans le jeu décisif, dans une ambiance digne de Coupe Davis. C’est à dire complè­te­ment folle !

…mais a fini par craquer

On pensait alors que le plus dur était fait pour le Français, mais Edmund a été un modèle de téna­cité et de bravoure durant toute cette rencontre. Le Britannique a tenu jusqu’à 2–2 et deux balles de break pour lui. Mais ces occa­sions ont été magni­fi­que­ment sauvées par Lucas Pouille. Le coup de bambou de trop pour l’élève de Ryan Jones, qui perdait son enga­ge­ment sur le jeu d’après, avec deux double fautes à la clé. Cette fois‐ci, le 17ème mondial n’a pas laissé passer l’oc­ca­sion de s’en­voler vers la victoire et empo­cher un premier point compliqué en trois sets 7–5 7–6(6) 6–3 pour les Bleus. Il faudra s’at­tendre à ce que ce quart de finale soit fina­le­ment à l’image de ce match entre Pouille et Edmund : il se jouera sur les points impor­tants. Et aujourd’hui c’est le Français qui les a le mieux joué.

De votre envoyé spécial à Rouen