Ce lundi, nous avons joint, par téléphone, Lionel Roux, entraîneur de l’équipe de France, pour qu’il nous livre ses impressions après cette victoire plutôt aisée face à Israël.
Alors Lionel, que dire de cette rencontre ?
Que les gars ont fait le boulot. Après, c’est vrai que c’est difficile de tirer des enseignements.
De mémoire, c’est l’équipe la plus faible que vous ayez eu à jouer depuis que tu es entraîneur ?
C’est sûrement vrai ! D’autant que le forfait d’Andy Ram leur a compliqué la tâche. On savait que le tirage avait été positif. Il n’empêche que, dans le quatrième set de Tsonga, à 0–30, 5–5, n’on était pas non plus dans une zone de confort extrême.
Que s’est‐il vraiment passé ?
En fait, Jo est en train de travailler quelque chose de très spécifique sur son revers avec Roger Rasheed, il a voulu essayer et cela ne fonctionnait pas. Il s’est donc agacé, puis déconcentré.
As‐tu été surpris des autres résultats ?
Non pas vraiment, la défaite de la Suisse ne m’étonne pas, en revanche le résultat des Etats‐Unis m’a surpris, ils sont passés tout près de l’élimination !
Et maintenant c’est l’Argentine ?
Oui, et l’on est tous ravis d’y aller. Il va falloir organiser ce voyage. On a décidé d’arriver là‐bas une semaine avant et aussi de faire un mini camp à Miami. L’acclimatation à la terre battue va être difficile mais ce sera aussi le cas pour nos adversaires. D’ailleurs, je ne suis jamais allé dans ce pays ! On aura peut‐être des infos de Jérémy (Chardy) qui va faire toute la tournée en Amérique du Sud
C’est un vrai défi cette rencontre ?
Plus que ça ! On est un grosse équipe. Si l’on gagne là ba,s on sera une grande équipe. Ce genre de rencontre peut permettre à l’équipe de grandir, c’est presque une chance d’avoir ce challenge à relever.
Arnaud Clément a parlé de 7 à 8 joueurs, est‐ce que Monfils en fait encore partie ?
Bien sur que oui, Gaël est dans ce groupe. J’ai été épaté par son niveau technique et physique à l’Open d’Australie. Maintenant, il faut aussi que Gaël nous démontre qu’il veut faire partie du groupe. En Australie, il était dans sa bulle, on a respecté son choix. Il veut se reconstruire tout seul.
Et cette première d’Arnaud Clément ?
Je l’ai trouvé bon (rires). Plus sérieusement, il a su bien protéger ses joueurs avec la presse. D’ailleurs, on était vraiment dans de bonnes conditions. Il faut dire que nos joueurs étaient en forme, Richard avait réalisé un bon Open d’Australie, Jo était en quarts… Bref, on a dû surfer là‐dessus, mais il y avait une vraie dynamique qui s’est enclenchée dans ce début de saison. Attention, néanmoins, en avril, ce ne sera peut‐être pas le cas. Notre semaine de préparation sera le moment clef de cette rencontre.
Publié le lundi 4 février 2013 à 17:10



