Le sentiment du travail bien fait. Les joueurs français se sont qualifiés pour la finale de la Coupe Davis en dominant 3–0 la République Tchèque, double tenant du titre. Et l’aventure est encore loin d’être finie…
Ils en rêvaient, ils l’ont fait. L’équipe de France s’est qualifiée pour sa dix‐septième finale de Coupe Davis, une première depuis quatre et la finale perdue de Belgrade au cinquième et dernier match face à la Serbie de Novak Djokovic. Depuis les Bleus couraient après. Désormais, ils ont un peu plus de deux mois pour se préparer pour l’ultime rendez‐vous de la saison. Le tennis français court après un titre dans la compétition depuis 2001 et le succès acquis à Melbourne. Surtout, cette génération du tennis tricolore veut écrire sa propre page de l’histoire. L’envie est là. Et l’opportunité ne pourra peut‐être pas se représenter chaque saison. L’ensemble des joueurs en sont conscients et sont déterminés à marquer l’histoire. « Honnêtement, je ne sais pas si ça se voit, mais j’ai les dents assez longues… Ça m’avait fait beaucoup de mal cette finale (en référence à la défaite à Belgrade en 2010). J’étais très frustré de ne pas avoir pu jouer, de ne pas être rentré sur le court, a souligné Jo‐Wilfried Tsonga. Et j’avais vraiment un mauvais goût dans la bouche. Aujourd’hui, quelque part, c’est une revanche entre guillemets contre ce moment‐là qui était difficile dans ma carrière. » Richard Gasquet sait également que le moment est peut‐être venu aussi pour gagner un titre majeur. « Il reste quelques saisons, il n’en reste pas 50. On va tout donner jusqu’au bout. »
Face aux Bleus peut se présenter la Suisse avec Stan Wawrinka et Roger Federer. Une Suisse qui veut aussi marquer l’histoire. Et pour cause. Le numéro trois mondial semble bien décider d’inscrire le Saladier d’Argent à son palmarès, un des très rares titres qui lui manque. « Avec tout ce qu’il a gagné, il peut en laisser un peu aux autres, en rigole Richard Gasquet. Il a gagné 17 titres du Grand Chelem, donc pour certains s’il gagne la Coupe Davis, cela n’aura pas d’importance. Il a tellement gagné, que ça sera une anecdote (rire) ! Ça serait beau pour nous de la gagner ! » La Suisse, elle, n’est pas encore en finale. Les Bleus peuvent désormais se concentrer pleinement pour, sans doute, le plus bel événement de leur carrière.
De votre envoyé spécial, à Roland Garros
Publié le samedi 13 septembre 2014 à 22:00



