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Dupré : « Une compé­ti­tion très relevée »

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Présent lors du tirage au sort du 50eme anni­ver­saire de la Coupe Soisbault à Granville, Jacques Dupré se réjouit de la qualité de l’or­ga­ni­sa­tion de l’évé­ne­ment. Une compé­ti­tion qui s’an­nonce relevée et toujours forma­trice pour ces jeunes joueuses. Le président de Tennis‐Europe s’est confié à welovetennis.fr avant l’ou­ver­ture du tournoi.

Vous êtes, évidem­ment, satis­fait de toutes les festi­vités autour de ce 50eme anniversaire…

« C’est très valo­ri­sant pour Tennis‐Europe de voir qu’une compé­ti­tion comme la Coupe Soisbault est orga­nisée de cette manière. Cela appor­tera plus de valeur. Je suis très heureux de la mise en place effec­tuée pour ce 50eme anni­ver­saire, ici à Granville »

En quoi les compé­ti­tions esti­vales, comme la Coupe Soisbault sont impor­tantes pour Tennis‐Europe ?

« Ce sont des compé­ti­tions par équipes qui permettent à des joueurs ou joueuses d’être sélec­tionnés pour la première fois afin de repré­senter leur pays. Pour les joueuses, cela peut débou­cher sur une sélec­tion en Fed Cup. Cette aven­ture est égale­ment très forma­trice pour leur carrière indi­vi­duelle. Représenter son pays flatte aussi un peu l’égo. Ces jeunes filles sont extrê­me­ment contentes d’être ici. C’est plus valo­ri­sant qu’une compé­ti­tion individuelle. »

C’est aussi une fierté que la France orga­nise une telle compétition…

« Effectivement, c’est une compé­ti­tion très relevée et très fréquentée par toutes les nations euro­péennes. C’est aussi très bien que la Galea Cup se joue en même temps à La Rochelle. C’est bien pour la France et la FFT car c’est une « marque » de son déve­lop­pe­ment et de sa capa­cité à faire vivre le tennis. »

Justement, l’attachement à Granville est très symbolique ?

« Granville jouit d’une situa­tion géogra­phique remar­quable, que l’on trouve diffi­ci­le­ment ailleurs. La mise à dispo­si­tion des jardins Dior est un atout incon­tes­table. Les nations euro­péennes sont extrê­me­ment séduites par le cadre. Alors tant que Granville souhai­tera conserver la compé­ti­tion, la ville la conser­vera (rires). »

Voyez‐vous un pays favori ?

« Si on regarde les clas­se­ments actuels de Tennis‐Europe ou ITF juniors, les Russes ont une équipe au‐dessus. D’autant plus, que ce sont des joueuses qui ont des qualités athlé­tiques impressionnantes. »

Comment expliquez‐vous que les nations de l’Est, notam­ment la Russie, soient si fortes chez les jeunes ?

« Il y a une poli­tique tota­le­ment diffé­rente de chez nous. Il y a un recru­te­ment massif. On prend par exemple 500 jeunes puis on examine. On prend les meilleurs, et ensuite, on y va à fond ! J’ai discuté de ce sujet avec Marion Bartoli qui me le confir­mait. Il y a une exigence perma­nente. Les jeunes doivent choisir : s’ils veulent devenir des cham­pions, ils doivent se soumettre à des règles très strictes. Ce qui peut expli­quer le succès. »

Ces joueuses commencent souvent plus jeune, est‐ce la solution ?

« C’est un vrai débat au niveau national et inter­na­tional. Pour dégager une véri­table élite, il faut prendre les jeunes très tôt. Les résul­tats que l’on voit aujourd’hui au niveau inter­na­tional aussi bien chez les garçons que les filles montrent que, contrai­re­ment aux statis­tiques réali­sées il y a quelques années qui disent que l’éclosion des cham­pions est vers 2425 ans, est remis en cause sérieu­se­ment quand on voit les Russes, les Allemands ou les Australiens en amenant des joueurs au top niveau. »

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.