Alors qu’il a été remercié ‑seulement au sens administratif du terme‐ de son poste de capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, il a livré une interview vérité à nos confrères de L’Équipe et de France‐Info. Mieux, il a également fourni un passage de la lettre qu’il a envoyé à Jean Gachassin, président de la FFT. Et, effectivement, Clément n’a pas apprécié les moyens employés pour le dégager de son statut chez les Bleus :
« Je ne peux pas accepter de cautionner les méthodes mises en oeuvre par la fédération, méthodes guidées par l’arbitraire et l’absence totale de transparence, qui sont en contradiction avec les valeurs de la Coupe Davis, le respect, l’éthique, l’intégrité, l’honnêteté. En tant que capitaine j’étais prêt à assumer tous mes choix, tous mes agissements auprès des joueurs, des élus, des responsables de la fédération. J’ai toujours été en adéquation avec mes valeurs, je pensais, certainement naïvement, que la fédération et ses hauts dirigeants avaient un devoir d’exemplarité ; qu’ils devaient, dans le processus de décision qu’ils mettent en oeuvre, faire vivre les valeurs qui nous rassemblent autour de la Coupe Davis. Comment peut‐on demander aux joueurs et à nos jeunes générations de porter ces valeurs alors qu’au plus haut niveau de la fédération elles sont niées ? »
Publié le dimanche 20 septembre 2015 à 21:03
