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Surfaces : le paradoxe français (2/2)

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Vert pour toujours

À côté d’un parc de courts en terre battue insuf­fi­sant, la France a le privi­lège de posséder, depuis peu, un club 100% gazon naturel. Cette aven­ture incroyable du Lawn Tennis Club de Deauville a débuté l’an dernier. L’occasion de faire un point avec l’un des fonda­teurs Grégory Brussot. Extrait du numéro 57 de GrandChelem.

Presque un an après l’ou­ver­ture, quel bilan tirez‐vous ?

« Les premiers mois d’ou­ver­ture, de juin à octobre, ont été posi­tifs. Notre tournoi inau­gural avec Jérémy Chardy et Édouard Roger‐Vasselin était un test gran­deur nature concer­nant la qualité de nos courts. Leurs retours enthou­siastes ont été rassu­rants quant à la qualité de notre offre. » 

Quelles sont les prin­ci­pales diffi­cultés rencon­trées quand on gère un club 100% gazon ?

« La prin­ci­pale diffi­culté est l’in­cer­ti­tude météo­ro­lo­gique. On la retrouve pour tous courts de tennis exté­rieurs mais elle est encore plus marquée sur gazon naturel car la pratique du tennis sur cette surface n’est possible que lors­qu’elle est sèche. C’est pour­quoi la rosée influence nos horaires d’ou­ver­ture et de ferme­ture au cours de l’année et que nous ne pouvons pas jouer en nocturne sur gazon naturel. » 

Quel serait votre souhait pour la saison qui va s’ouvrir ?

« De nombreux tour­nois et anima­tions sont prévus cette année. Nous espé­rons que le temps sera clément. L’année 2017 est parti­cu­liè­re­ment impor­tante pour nous car ce sera notre première saison pleine. Nous espé­rons faire décou­vrir le jeu si parti­cu­lier du tennis sur gazon naturel à un public large, du passionné au curieux, du débu­tant au profes­sionnel, du joueur normand au touriste. » 

On sait qu’un tournoi CNGT va avoir lieu, est‐ce le processus pour une autre étape dans le futur ?

« Effectivement, ce CNGT aura lieu du jeudi 25 mai au samedi 17 juin. Il réunira dans un premier temps des joueurs et joueuses amateurs, de la 4e série à la 1re série. L’entrée des joueurs profes­sion­nels aura lieu le mercredi 14 juin au stade des huitièmes de finale et s’achè­vera le samedi 17 juin par les finales homme et femme. Notre volonté est de grandir étape par étape. C’est pour­quoi nous souhai­tons d’ici deux ou trois ans orga­niser un Challenger. » 

Est‐ce que cet été avant Wimbledon, votre club sera le centre d’en­traî­ne­ment des équipes de France ?

« Notre loca­li­sa­tion, à deux heures de Paris, fait de notre club un lieu idéal pour les joueurs profes­sion­nels souhai­tant se préparer pour Wimbledon. D’ailleurs des offres spéci­fiques leur sont réser­vées afin qu’ils soient dans des condi­tions optimales. »

Votre projet reste auda­cieux, avez‐vous un regret sur la façon dont vous l’avez mis en place ?

« Nous avons ouvert il y a neuf mois, nous avons 11 courts en gazon naturel prêts pour cette saison, un club house conte­nant un bar‐restaurant, un espace lounge et une salle de sémi­naire afin d’ac­cueillir un large public. Beaucoup de choses sont encore à fina­liser (trois autres courts seront construits pour 2018) mais les bases sont là pour répondre à nos ambitions. »

Surfaces : le para­doxe fran­çais (1/2)

Retrouvez gratui­te­ment et en inté­gra­lité le numéro 57, le dernier numéro de notre maga­zine GrandChelem… Bonne lecture !