AccueilDocuWozniacki : « Maintenant, je sais que je peux le faire »

Wozniacki : « Maintenant, je sais que je peux le faire »

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En janvier, Caroline Wozniacki rempor­tait son premier titre du Grand Chelem à l’Open d’Australie au terme d’une finale riche en rebon­dis­se­ments face à Simona Halep. Un succès vécu comme un soula­ge­ment par la Danoise. Entretien.

En 2014, vous aviez bouclé le mara­thon de New York en 3 heures et 26 minutes. Est‐ce quelque chose qui vous a aidé pour votre jeu ?

Faire un mara­thon était quelque chose auquel je pensais, et New York est l’un des plus célèbres. C’était un moment incroyable avec tous ces coureurs et les soutiens tout au long du parcours, mais en même temps, c’est l’une des choses les plus diffi­ciles que j’ai jamais réali­sées (rires) ! C’est une expé­rience assez cool. Cette prépa­ra­tion et cette expé­rience m’ont aidé menta­le­ment pour le tennis. Quand je suis dans un troi­sième set, je sais que je suis « fit » et prête au combat.

Nous sommes en pleine saison de terre battue. Qu’est-ce qui est le plus diffi­cile pour vous sur cette surface ?

Roland‐Garros est déjà le Grand Chelem le plus éprou­vant physi­que­ment. Tous vos matchs peuvent durer plus de trois heures. Après, je pense que les mouve­ments et les glis­sades sont les aspects les plus complexes. Je suis une joueuse assez rapide et la terre battue néces­site une véri­table adap­ta­tion et une tech­nique bien parti­cu­lière qui est moins natu­relle pour moi. Quand j’étais jeune, j’ai joué sur terre, mais j’ai surtout évolué en dur indoor.

Avez‐vous de bons et/ou mauvais souve­nirs de la terre battue ?

(Rires) Les deux ! J’ai déjà fait de bons résul­tats sur terre battue en gagnant des tour­nois (Ponte Vedra Beach en 2009 et 2010, Charleston et Bruxelles en 2011). J’ai aussi atteint les quarts de finale à Roland‐Garros à deux reprises (2010 et 2017). 

Pensez‐vous pouvoir vous inspirer de Maria Sharapova qui n’était pas une joueuse de terre battue et qui est parvenue à gagner à deux reprises Roland‐Garros ?

Vous savez, il n’y a pas de vraies joueuses de terre, on n’a pas une « Rafa » sur le circuit féminin (rires) qui gagne tout chaque année. Cela donne de l’énergie et une menta­lité plus posi­tive parce que si je joue à mon meilleur niveau, je me dis que je peux gagner. La terre battue est assez ouverte chez les filles.

Même si ce n’est pas votre surface favo­rite, appréciez‐vous Roland‐Garros ?

Oui, bien évidem­ment ! Tous les tour­nois du Grand Chelem ont quelque chose de spécial et possèdent leur propre charme. Roland‐Garros a une ambiance parti­cu­lière, c’est le plus petit site des quatre, mais cela donne un côté inti­miste. Les suppor­ters viennent toujours très nombreux et j’apprécie vrai­ment cela.

Et c’est à Paris…

Oui, c’est une ville abso­lu­ment sublime ! On s’y plaît pour faire du shop­ping, aller dans des restau­rants, l’architecture, l’histoire… J’aime me balader dans Paris et décou­vrir de nouveaux endroits. Après, je ne connais pas encore tout très bien, je reste souvent là où je loge pendant le tournoi, mais mon endroit préféré reste la place Vendôme avec tous les joailliers. 

Pour revenir à votre victoire à Melbourne, comment vous sentiez‐vous après ce succès ? Est‐il diffi­cile de retrouver la moti­va­tion quand on a atteint son plus grand objectif ?

Je dois dire que c’était une sensa­tion abso­lu­ment incroyable à ce moment‐là, sans doute la plus extra­or­di­naire de toute ma carrière. C’était quelque chose qui manquait et à cet instant, tout s’est connecté. Oui, cela peut parfois être diffi­cile de retrouver la moti­va­tion, mais après Melbourne, il reste encore trois tour­nois du Grand Chelem. Cela me motive et m’excite énor­mé­ment. La raison en est simple : main­te­nant, je sais que je peux le faire et trouver la solu­tion pour y parvenir.

Votre vie a‑t‐elle changé depuis Melbourne ?

Non, c’est toujours la même, je continue à m’entraîner pour devenir une meilleure joueuse. Je ne sens pas une diffé­rence ou un chan­ge­ment. Par contre, quand j’irai en confé­rence de presse, plus personne ne me dira que j’ai été numéro 1 mondiale sans avoir remporté un Grand Chelem. C’est ce qui fait que ma vie est meilleure (rires).

Pensez‐vous que le déclic a eu lieu à Singapour en fin d’année dernière ?

Il est vrai que je pense avoir joué l’un de mes meilleurs tennis au Masters. Maintenant, je me souviens surtout de mon deuxième tour en Australie où je sauve une balle de match. J’ai réussi à m’en sortir, à conti­nuer mon aven­ture. J’ai senti que la diffé­rence s’était faite après ce match.

Si on vous suit un peu, on s’aperçoit que vous êtes une vraie fan de Liverpool ! D’où vient cette passion ?

En fait, mon frère supporte Manchester United et je voulais être un peu diffé­rente, alors j’ai supporté Liverpool (rires). Quand j’étais jeune, j’avais été à Liverpool pour une exhi­bi­tion et j’avais effectué la visite du stade (Anfield Road). J’en suis devenue telle­ment fan !

Retrouvez gratui­te­ment et en inté­gra­lité le numéro 64, le dernier numéro de notre maga­zine GrandChelem… Bonne lecture !

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