Le tennis est un sport joyeux, tactique, physique et technique, encore faut‐il en connaître les codes et l’aimer comme il se doit.
Ce n’est pas un spectacle que l’on saucissonne avec un plateau pléthorique où les consultants viennent faire des « private joke » parce qu’au final on leur demande plus de converser entre eux que d’être précis et de donner quelques clés au public devant son écran qui tente de comprendre ce qu’il arrive sur le court.
Affirmer que Prime Vidéo remplit sa mission est un euphémisme si on compare le traitement de la plate‐forme privée à celui de France TV qui patine depuis des lustres avec une terrasse transformée trop souvent en une soirée cocktail avec petits fours et compagnie.
On y voit forcément des similitudes avec ce confort du tennis tricolore assis sur un tas d’or qui le moment venu ne parvient pas à trouver la solution, par manque d’envie, d’abnégation, d’ambition appelé ça comme vous voulez…
Alors on nous expliquera forcément que Madame Michu ne sait pas ce qu’est une montée au filet à contre‐temps et que l’essentiel est de lui faire passer des émotions, de ne pas se centrer sur les spécificités techniques. De rendre le spectacle plus accessible, comme cela se fait sur le Tour de France quand le spécialiste du patrimoine nous explique le Puy du Fou au moment où le peloton circule en Vendée.
Au final, le vrai souci, c’est que cette stratégie ne permet ni une approche critique, ni une vulgarisation efficace, alors même qu’il y aurait tant de choses à dire, que le tennis est un sport magnifique qui mérite des commentaires précis, enjoués dans le bon sens du terme.
Publié le mercredi 3 juin 2026 à 10:12



