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Roland Garros : Prime Vidéo contre France Télévisions : y’a pas photo !

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Le tennis est un sport joyeux, tactique, physique et tech­nique, encore faut‐il en connaître les codes et l’aimer comme il se doit.

Ce n’est pas un spec­tacle que l’on saucis­sonne avec un plateau plétho­rique où les consul­tants viennent faire des « private joke » parce qu’au final on leur demande plus de converser entre eux que d’être précis et de donner quelques clés au public devant son écran qui tente de comprendre ce qu’il arrive sur le court.

Affirmer que Prime Vidéo remplit sa mission est un euphé­misme si on compare le trai­te­ment de la plate‐forme privée à celui de France TV qui patine depuis des lustres avec une terrasse trans­formée trop souvent en une soirée cock­tail avec petits fours et compagnie.

On y voit forcé­ment des simi­li­tudes avec ce confort du tennis trico­lore assis sur un tas d’or qui le moment venu ne parvient pas à trouver la solu­tion, par manque d’envie, d’ab­né­ga­tion, d’am­bi­tion appelé ça comme vous voulez…

Alors on nous expli­quera forcé­ment que Madame Michu ne sait pas ce qu’est une montée au filet à contre‐temps et que l’es­sen­tiel est de lui faire passer des émotions, de ne pas se centrer sur les spéci­fi­cités tech­niques. De rendre le spec­tacle plus acces­sible, comme cela se fait sur le Tour de France quand le spécia­liste du patri­moine nous explique le Puy du Fou au moment où le peloton circule en Vendée.

Au final, le vrai souci, c’est que cette stra­tégie ne permet ni une approche critique, ni une vulga­ri­sa­tion effi­cace, alors même qu’il y aurait tant de choses à dire, que le tennis est un sport magni­fique qui mérite des commen­taires précis, enjoués dans le bon sens du terme.

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.