Dans un match au final absolument époustouflant, Marion Bartoli a fini par remporter son premier tour face à la vaillante Olga Govortsova. Un match en trois manches 7–6(8) 4–6 7–5 et plus de 3h15 de jeu (!) qui on l’espère ne laissera pas trop de traces physiquement pour Marion et la suite de son tournoi…
Marion Bartoli continue de se chercher et ça se voit. Encore en pleines tribulations par rapport au choix de son futur coach, aux récentes déclarations de son père dans L’Equipe et marquée par son élimination au premier tour à Strasbourg, elle doute. Pourtant, le match face à Olga Govortsova semblait être le meilleur des moyens pour se remettre dans le bain. Sa dernière confrontation face à la joueuse biélorusse à Roland en 2011 s’était soldée par une victoire. Mais à l’image de ce que représente Marion ces derniers temps, tout match est un combat.
Dans une première manche très accrochée, Bartoli a soufflé le chaud et le froid. En perdant son service dès le départ déjà. Aïe, Marion n’est pas encore dans le coup, on a peur. Elle réussit tout de même à débreaker pour revenir à 2–2 avant de s’égarer de nouveau. Toute l’essence du match est là : plus qu’un combat entre Marion et une adversaire coriace, c’est un combat intérieur qu’elle livre. Dans une succession de mises en jeu perdues et de services repris, elle se faufile jusqu’au tie‐break où elle sort vainqueur aux forceps du premier set. Le déclic ? Pas sûr… Le deuxième set commence sur des bases similaires mais c’est plus serré. Govortsova prend sa chance et finit par breaker au meilleur moment Marion pour égaliser. On aura droit à une dernière manche. Mais quelle manche…
La numéro 1 française a décidé de prendre le set par le bon bout. BAM, elle break d’entrée. Elle veut faire mal. Mais Govortsova reste concentrée. Elle reprend son service et pire encore, elle finit par breaker pour mener 5–3, service à suivre… C’est là que nous avons peut‐être retrouvé notre Marion. Olga cale, la pression est forte par conséquent, la Française en profite : deux balles de match sauvées et un débreak plus tard, elle égalise et break la Biélorusse. S’ensuit alors un jeu d’une tension insoutenable. Marion se voit refuser quatre balles de match par la Biélorusse. Et puis la délivrance : un service impeccable qui permet à Marion d’atteindre ce second tour contre Duque‐Marino. 7–6(8) 4–6 7–5. Un retour des enfers qui confirme une chose : on aime Roland. Pas vous ?
Publié le mardi 28 mai 2013 à 18:50



