En conférence de presse, Marion Bartoli est revenue sur sa miraculeuse victoire face à Olga Govortsova. La Française évoque ses balles de match sauvées ainsi que sa nouvelle collaboration avec le Français Thomas Drouet. Expliquant qu’il est plus qu’un sparring partner, la numéro 1 française clarifie le rôle de cette nouvelle recrue au sein de son équipe.
Ton sentiment sur ce match ?
Cela a été une journée tres longue, très difficile. Je devais jouer à 11h, je commence à 14h et je finis à 18h. L’interruption due à la pluie m’a couté cher car mon adversaire a repris de l’énergie. Elle jouait très, très bien aussi. Meme si j’avais perdu ce match j’aurais pas eu beaucoup de regrets. J’ai eu un petit coup de chance aujourd’hui, j’ai été chercher les points qu’il fallait. Avec l’humidité, le froid, la pluie, c’est pas mal de m’en être sortie. Et physiquement, je ne suis pas fatiguée du tout en finissant ce match.
Sur les balles de match, à quoi as‐tu pensé ?
Je ne les ai pas prises comme des balles de match, j’ai vu la balle et j’ai essayé de faire un point gagnant. J’essayais de jouer le point du mieux possible sans penser au score, car plus je pensais au score, plus je me tendais.
Est‐ce que tu peux nous parler un peu de Thomas Drouet ? Son rôle, son apport auprès de toi…
On a fait 3 supers entraînements ensemble avant le tournoi. Heureusement parce que sinon j’aurais pris une bonne taule aujourd’hui, tellement elle jouait bien ! Tout au long du match il m’a bien soutenue. C’était très dur de rester en vie dans ce match et les bonnes ondes que j’ai ressenties en provenance de mon clan m’ont aidée à rester à flots. J’espère que ça va continuer, mais à l’entraînement comme dans les matches ça se passe très bien avec Thomas. Il peut m’apporter de la stabilité émotionnelle et m’obliger à avoir plus de régularité dans mon investissement quotidien. Quelqu’un d’extérieur peut aussi apporter son œil extérieur, voir des choses qui nous échappent à mon père et moi. Je suis très ouverte sur des conseils, mon père aussi. Thomas a aussi été le sparring de Justine Henin. Il m’a dit que l’intensité que je mettais à l’entraînement était très proche voire égale à celle de Justine. Donc quand on voit son palmarès, ça me rassure. Dans mon esprit j’aimerais bien avoir Thomas avec moi le plus souvent possible. On est parti pour faire le plus de tournois possible ensemble. Ce n’est pas juste un sparring, il fait vraiment partie de notre team. On partagera les victoires comme les défaites. Il est vraiment impliqué.
De votre envoyée spéciale à Roland Garros
Publié le mardi 28 mai 2013 à 19:27



